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361.Plus d’information
L'article retrace l'évolution de l'oeuvre théorique de Jeffrey C. Alexander depuis l'apparition du strong program dans la sociologie culturelle à la fin des années 1990 jusqu'à sa transformation en cultural pragmatics aujourd'hui. L'analyse propose d'abord de voir comment Alexander promeut l'autonomie du sens et de la culture; entre autres à travers le concept de texte et une certaine reprise des traditions sémantique et sémiotique en sociologie. À ce propos, l'influence de Durkheim est plusieurs fois soulignée. On cherche ensuite à montrer comment le tournant performatif renforce le programme fort en venant le redoubler d'une nouvelle théorie de l'action. Les sociétés contemporaines sont ritual-like selon Alexander, elles ne sont plus exactement fusionnelles sans pour autant être insignifiantes ou complètement rationalisées. Dans un tel contexte, les acteurs sociaux n'ont d'autre choix que de chercher à reconnecter les éléments de leurs performances : auditoire, fond culturel, mise en scène, moyen symbolique, etc. Enfin, l'article se tourne vers quelques exemples plus concrets illustrant cette logique; les performances des mouvements sociaux à l'intérieur d'une société civile binaire, d'une part, la question des traumatismes culturels, de l'autre. Ces études tendent à démontrer que le modèle théorique de Jeffrey C. Alexander allie le culturel et le politique sans pour autant être exactement capable de franchir le seuil d'une théorie critique.
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370.Plus d’information
RésuméAprès avoir longuement défini Société, Vieillissement, Personne âgée, l'auteur évoque la dévalorisation des vieux liée vraisemblablement au statut de dépendance et d'oisiveté pensionnée que leur assigne la société industrielle. Deux fonctions pourtant demeurent leur vocation eminente: l'humanisation des enfants, la réorientation de l'histoire commune à travers la réinterprétation de leur vie. Méconnues ou inhibées, l'exercice de ces fonctions reste essentiel au bien vieillir des individus et leur reconnaissance se révèle aujourd'hui indispensable à la survie même de notre espèce: devenue capable de se détruire elle-même, l'humanité ne peut plus considérer comme un luxe inutile la sagesse réglant le bon usage de son savoir et de son pouvoir accrus. L'âge ne confère pas la sagesse; mais on ne la trouve pas sans lui. Regardons le foisonnement des vieux autour de nous non comme un fardeau, mais comme la planche de notre salut.