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91.Plus d’information
Cet article fournit une série de réponses aux articles publiés dans le vol. 37, no. 3 dans lequel les auteurs explorent les idées contenues dans The Concept of Argument de Harald Wohlrapp (2014) où l'argumentation est comprise comme l'activité théorique ou l'activité qui forme une théorie qu'on peut trouver dans toutes sortes de recherches. Ainsi, l'approche adoptée met l'accent sur la validité des thèses. L'auteur clarifie davantage cette approche en répondant aux questions soulevée par ses commentateurs et en faisant les corrections qui sont nécessaires.
Mots-clés : justification, objections, objectivity, rhetorical argument, thetical validity, transsubjectivity
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92.Plus d’information
RésuméCette étude se fait en trois moments. En premier lieu, elle montre les limites des approches béhavioristes et sociologiques abordant la rumeur sous l'angle clinique comme si elle était une pathologie dont il fallait débarrasser la société. Ensuite, elle propose une analyse centrée sur la théorie de l'énonciation à partir des hypothèses avancées par la sémiotique du discours (Bertrand), qui stipulent que toute énonciative individuelle se construit à partir de l'énonciation collective envisagée comme schéma où se trouvent déposés sous formes de sédiments certains énoncés figés comme des stéréotypes et des clichés. Enfin, il en découle une instruction que toute parole a une visée argumentative dont le procès se construit à partir des valeurs partagées entre les interlocuteurs. Car, en convoquant les clichés et les stéréotypes du thésaurus social, la narration d'une rumeur publique vise l'adhésion des interlocuteurs sur la base d'un schéma axiologique binaire marquant, de manière simple et claire, la frontière entre le bien et le mal, l'acceptable et le condamnable. L'analyse illustrera ce cadre théorique par l'étude d'une rumeur spécifique : le « complot tutsi » dans le discours sur le Rwanda avant et après le génocide de 1994.
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94.Plus d’information
RésuméInspirée par une lecture nouvelle de la Rhétorique d'Aristote et par les recherches récentes dans les sciences du langage, l'auteure a construit un modèle systémique du discours argumentatif écrit, préalable à l'élaboration d'une didactique de l'argumentation pour la classe de français (secondaire et collégial). Cet article présente une partie des propriétés structurelles de ce type de discours en définissant ses composants essentiels et propose une conception différente de celle qui prévaut actuellement dans l'enseignement du discours argumentatif.
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95.Plus d’information
En 1970, l'âge de voter au Canada est passé de 21 à 18 ans. Depuis lors, des appels ont été lancés pour l'abaisser davantage, le plus souvent à 16 ans. Toutefois, on a soutenu contre cet appel que les jeunes n’ont peut-être pas l’habileté d’exercer un vote mûr et éclairé. Cet article dénonce cette inquiétude et montre à quel point empêcher les jeunes de voter sur la base d'une croyance erronée quant à leurs habiletés équivaut à une injustice épistémique.
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96.Plus d’information
RésuméLa réfutation est un processus discursif qui peut se réaliser tant au niveau des énoncés qu'au niveau des conclusions déductibles des énoncés. En étudiant des exemples où une stratégie réfutative est liée à la présence d'une marque au niveau de l'énoncé, on voit apparaître les liens qu'on peut établir entre une rhétorique discursive et une rhétorique intégrée.
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97.Plus d’information
Dans cet article je soutiendrai qu'il existe un argument inductif et non inductif de la position du savoir et que l’argument non inductif sera qualifié d'argument d'autorité (épistémique) à cause de ses raisons dépourvues de contenu relié à leur conclusion. Je soutiendrai également que les deux types d'arguments devraient préserver le doute: le témoignage de l’expert ne peut pas justifier une attitude cognitive plus forte chez la personne qui fait appel à l’expert que chez l'expert lui-même. Ne pas comprendre ce point compromet l’affirmation de Mizrahi (2013b) que les arguments fondés sur l’opinion des experts sont faibles.
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98.Plus d’information
L'objectif de cet article est d'examiner la pensée de Jean Philopon à l'encontre d'Aristote en ce qui concerne la conscience et son émergence à la lumière de la cosmologie et de la philosophie contemporaines. On soutiendra que dans un univers éternel, l'émergence de la conscience est une impossibilité. Ce raisonnement s'inspire des arguments avancés par Philopon au vie siècle contre Aristote sur l'éternité du monde. Il sera démontré qu'une grande partie de l'argumentation de Philopon est corroborée par la cosmologie et la philosophie contemporaines.