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  1. 71.

    Article publié dans Revue québécoise de linguistique (savante, fonds Érudit)

    Volume 27, Numéro 1, 1999

    Année de diffusion : 2009

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    RÉSUMÉCette étude porte sur la prolepse, la concession et la réfutation lorsque ces procédés sont utilisés pour minimiser ou rejeter, par anticipation, la portée argumentative d'un contre-argument potentiel. Nous cherchons à cerner les caractéristiques, fondamentalement diaphoniques, d'un domaine productif de l'argumentation, celui de la prévention explicite d'une objection éventuelle de l'interlocuteur. Dans un premier temps, nous situons la prolepse, la concession et la réfutation l'une par rapport à l'autre. Nous concluons que la prolepse est une stratégie argumentative à quatre constituants qui doit être analysée comme l'expression des tensions subies par le locuteur pour construire un discours cohérent avec son univers de croyance et une relation acceptable avec son interlocuteur.

  2. 72.

    Gascón, José Ángel

    Argumentative Bullshit

    Article publié dans Informal Logic (savante, fonds Érudit)

    Volume 41, Numéro 3, 2021

    Année de diffusion : 2021

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    Harry Frankfurt a caractérisé les conneries comme des affirmations faites sans souci de la vérité. Les affirmations, cependant, ne sont pas le seul type d'acte de parole qui peuvent être des conneries. Ici, je propose le concept de conneries argumentatives et je montre comment l’explication des affirmations de conneries par les actes de parole peut s’appliquer à des arguments de conneries. Avancer des conneries argumentatives, dans ce récit, serait la production d'un argument sans se soucier de la relation d’appui entre les raisons et leur conclusion.

  3. 74.

    Article publié dans Informal Logic (savante, fonds Érudit)

    Volume 39, Numéro 4, 2019

    Année de diffusion : 2019

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    L’article étudie l’inférence déclenchée par l’usage de termes d’émotion, en utilisant comme modèle de référence la Pragma-dialectique et le Modèle AMT (Argumentum Model of Topics). Le corpus est constitué par l’enregistrement vidéo d’une enseignante de collège dans la banlieue parisienne, qui évoque son expérience en classe le jour d’après l’attentat à Charlie Hebdo en janvier 2015. Nous avons analysé ce corpus en tant qu’exemple d’argumentation en contexte, en en considérant la structure inférencielle et les stratégies rhétoriques qui déclenchent l’émotion. L’émotion dérive d’un Topos de l’Implication Ontologique, qui relie une situation à une émotion (et vice-versa), tandis que les éléments culturels ont tendance à apparaître dans la fonction d’Endoxon.

  4. 75.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 2, 2001

    Année de diffusion : 2002

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    RésuméLes modèles d'appréciation de la qualité des traductions peuvent se diviser en deux groupes principaux : (1) les modèles quantitatifs, tels que le SEPT (1979) et le Sical (1986), et (2) les modèles non quantitatifs et textologiques proposés par Nord (1991) et House (1997), entre autres. D'une part, le premier type accuse plusieurs lacunes importantes, qui découlent de l'approche microtextuelle (échantillonnage et analyse intraphrastique) et de la quantification des fautes, dimensions inhérentes au modèle. En effet, (1) en raison des contraintes de temps, il ne peut servir à porter un jugement sur le texte entier que sur la base de probabilités statistiques, (2) l'analyse microtextuelle entrave forcément l'évaluation du contenu global de la traduction, et (3) en établissant un seuil d'acceptabilité fondé sur un nombre précis de fautes, on prête le flanc à la critique sur le plan théorique et sur le marché de la traduction. D'autre part, le deuxième type ne présente pas de seuil convaincant non plus, parce qu'il n'intègre pas la pondération ou la quantification des fautes à l'analyse d'une traduction donnée. Il faut donc viser un modèle qui s'inspire, à l'instar de ceux proposés par Bensoussan et Rosenhouse (1990) et Larose (1987,1998), des deux dimensions quantitative et textologique. Le présent article résume l'un des principaux axes d'un projet en cours qui proposera quelques pistes de solution grâce à l'application de la théorie de l'argumentation aux textes pragmatiques.

  5. 76.

    Autre publié dans Informal Logic (savante, fonds Érudit)

    Volume 42, Numéro 3, 2022

    Année de diffusion : 2022

  6. 77.

    Article publié dans Informal Logic (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 3, 2018

    Année de diffusion : 2018

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    Mes commentaires sur l’article de Leo Groarke, Les arguments auditifs : la logique des arguments «sonores», contribuent à une meilleure compréhension d'un argument auditif dans le cadre de l'analyse d'un discours argumentatif. L'accent est mis sur le son humain, à savoir, les caractéristiques prosodiques du langage parlé et sa fonction argumentative. Cet article présente une sorte de "dictionnaire auditif" qui pourrait être utile dans l'analyse sonore. Il donne également une solution possible pour traduire le son en mots en utilisant des images visuelles comme médiateurs.

  7. 78.

    Article publié dans Informal Logic (savante, fonds Érudit)

    Volume 39, Numéro 1, 2019

    Année de diffusion : 2019

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    Cet article montre que, lorsque les aspects les plus profonds ou les plus fondamentaux de la vérité sont en cause, les arguments logiques et la rhétorique visant à établir la vérité ou une conviction justifiée doivent être en relation avec l’être du raisonneur et de son auditoire ou avec la particularité irremplaçable du raisonneur et de son auditoire, ce que nous appelons dans la langue ordinaire, être avec qui la personne est. Au-delà de la discussion courante sur la rhétorique existentielle, cet article soutient que cet engagement avec l’être est nécessaire pour établir non seulement la vérité qui concerne directement l’être du raisonneur et de son auditoire, mais aussi la vérité ou la justification des aspects fondamentaux des choses et des problèmes en général. De plus, cette attention à l'être exige de nous de suspendre nos cadres conceptuels bien connus, ainsi que ceux de nos destinataires, afin de permettre à l'être d'émerger dans ses propres termes. En conséquence, contrairement à notre conception habituelle de l’argumentation, le but et la procédure du rhétoricien est de réaliser une suspension réelle de la conviction et même des concepts appropriés pour procéder, et créer ainsi une confusion fondamentale. Cet article décrit ensuite certaines conséquences pour la rhétorique et le raisonnement, ainsi que la structure du processus de travail avec cette confusion fondamentale.

  8. 79.

    Roy, Mélissa, Kural Chastenay, Jeanne et Parent-Poisson, Nikolas

    « Savoir-dire » une crise en travail social

    Article publié dans Travail social (savante, fonds Érudit)

    Volume 70, Numéro 2, 2024

    Année de diffusion : 2025

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    La sociologie de l'expertise nous a montré que la reconnaissance du statut d'expert ou d'experte repose sur des pratiques de réclamation de leur expertise, par lesquelles d'aucuns tentent de convaincre de leur crédibilité. La reconnaissance de l'expertise des intervenants et intervenantes en travail social peut cependant être entravée par une relation houleuse avec le théorique et par des défis du « savoir-dire ». Inspirée des écrits sur la théorisation pratique et la sociologie de l'implicite, cette recherche s'intéresse aux analyses pragmatiques de problèmes sociaux chez des acteurs et actrices en travail social, aux connaissances qu'ils et elles utilisent afin de donner sens aux problèmes sociaux et aux stratégies discursives qu'ils et elles déploient pour faire valoir leur expertise. Plus précisément, cette recherche a adopté la perspective interactionniste d'Hilgartner pour analyser la prise de parole médiatique d'acteurs et actrices en travail social lorsqu'ils et elles se prononcent sur des problèmes sociaux qu'ils et elle qualifient de « crises », en misant sur les stratégies argumentatives utilisées pour « mettre en scène » leur expertise. Les résultats rendent compte de quatre formes de connaissances (organisationnelle, de proximité, données externes, et subjective/citoyenne) qui sous-tendent trois récits sur les crises sociales : un récit organisationnel, un récit des liens sociaux et un récit structurel. Ces récits sont communiqués et défendus par des trois types de stratégies : 1) la communication d'une posture professionnelle et la généralisation de sa perspective; 2) l'affirmation d'une vérité et l'énonciation factuelle; et 3) la persuasion de l'inacceptabilité et l'engagement du public. Les résultats rendent comptent de la production d'une expertise sur sa propre pratique, de l'usage d'une perspective autodirigée et d'une argumentation défensive. Cette recherche contribue aux réflexions sur le travail d'autoconceptualisation de l'intervention sociale et propose des pistes de recherche afin de mieux comprendre la « menace » qui motive la mise en scène défensive de l'expertise.

    Mots-clés : Crises, analyses pragmatiques, mise en scène de l'expertise, analyse des médias, argumentation, Crises, pragmatic analysis, staging of expertise, media analysis, argumentation

  9. 80.

    Article publié dans Informal Logic (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 3, 2018

    Année de diffusion : 2018

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    Cet article traite des arguments "auditifs": des arguments dans lesquels des sons non verbaux jouent un rôle central. Il fournit des exemples et explore l'utilisation des sons dans les arguments et l'argumentation. Il soutient que les arguments auditifs ne sont pas réductibles à des arguments verbaux, mais ont une structure similaire et peuvent être évalués en étendant l’application des normes de la logique non formelle d’un bon argument. Je conclus que la compréhension des éléments auditifs d’un argument peut étendre utilement la portée de la logique non formelle et de la théorie de l'argumentation.