Documents repérés
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Malgré la crise de la conscription de 1917 et les tensions entre anglophones et francophones au sujet de l'engagement du Canada dans la Grande Guerre, plus de 30,000 Canadiens français partent pour le front. Ils s'illustreront notamment aux batailles d'Ypres, de Courcelette et de Vimy. Chez ces francophones dont la plupart se battent sous le drapeau britannique, on note une certaine ambivalence face « la » patrie (le Canada ? l'Angleterre ? la France ?). Défiance également envers la hiérarchie militaire et les autorités coloniales britanniques. De rares témoignages de première main publiés en français entre 1914 et 1920 permettent d'apprécier sous un angle nouveau —l'humour— cet épisode de l'histoire québécoise. Face à la censure de guerre et pour conjurer la mort, les récits recourent à ces stratégies d'évitement ou de subversion que sont l'humour, l'ironie et le sarcasme. On observe ces modes d'écriture dans les témoignages de quelques « Poilus » canadiens publiés entre 1914 et 1920. C'est ici le cas d'Une unité canadienne, “Coq‑à‑l'Âne” Sério-Comique, signé E. I. Oval, [pseudonyme de Joseph A. Lavoie], et E. Rastus [pseudonyme de Moïse Ernest Martin]. Cette charge illustrée est parue en feuilleton dans l'hebdomadaire satirique montréalais Le Canard, entre le 28 septembre 1919 et le 8 février 1920, puis dans une brochure de juin 1920. Les « justiciers masqués » Lavoie et Martin préfigurent nos actuels lanceurs d'alertes. Dénonçant avec humour les manquements à la sociabilité militaire, ils entendaient restaurer l'honneur de leur unité canadienne.
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3700.Plus d’information
Si les sols sont indispensables à l'activité humaine et au bon fonctionnement des écosystèmes, ils ne font pourtant l'objet d'aucune mesure de conservation contraignante qui leur soit dédiée. Nous défendons que les difficultés à mettre en place des mesures de conservation du sol ne renvoient pas simplement à l'invisibilité propre au monde souterrain et aux dangers qui le menacent : comprendre ces difficultés demande de retracer la trajectoire de mise à l'agenda du sol comme enjeu environnemental et les répertoires particuliers dans lesquelles elle s'exprime. En déployant une approche pluridisciplinaire alliant sciences sociales et sciences du sol, nous avons cherché à identifier et à caractériser les logiques de requalification environnementale du sol à l'oeuvre depuis le milieu des années 2000. Nous avons notamment cherché à comprendre dans quelle mesure ces logiques de requalification du sol comme enjeu de conservation se démarquaient de l'appréhension agricole dominante qui envisage le sol en termes de support de fertilité et de production agronomique. Sur la base d'une enquête sociologique qualitative approfondie menée en France, incluant exploitation documentaire et entretiens, nous caractérisons deux logiques de requalification environnementale du sol, en termes d'une part de conservation des sols et de leur biodiversité menacés par des processus de dégradation, et en termes d'autre part de conservation et de sécurisation des fonctions et services rendus par les sols. Nous discutons enfin les différences et les relations entre ces deux logiques du point de vue de la manière dont elles interpellent, bousculent, ou au contraire font alliance avec les enjeux et les intérêts agricoles.
Mots-clés : sol, mise à l'agenda, conservation de la nature, biodiversité, dégradation des sols, services écosystémiques, enquête sociologique, soil, agenda setting, nature conservation, biodiversity, soil degradation, ecosystem services, sociological investigation