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713.Plus d’information
Répondant aux questions de Colette Mersy, des compositeurs (José Evangelista, John Rea, Frédéric Rzweski), un journaliste et artiste (Raymond Gervais), un musicologue(Jean-Jacques Nattiez), une philosophe (Ghislaine Guertin) et une sociologue (Régine Robin) discutent des enjeux du postmodernisme en musique. Les intervenants examinent tout d'abord la difficulté de définir le mot. Puis, ils discutent « le retour de l'audible » et l'importance accordée par les créateurs contemporains à l'auditeur, l'hybridation stylistique, le retour à la simplicité. Ils examinent les liens du modernisme avec l'engagement politique à gauche, les contradictions du postmodernisme et les inquiétudes des compositeurs contemporains.
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714.Plus d’information
Dans l'œuvre de Jean-Joseph Benjamin-Constant, la musique est omniprésente – tant par la représentation d'instruments que l'éloge accordé aux grands compositeurs tels Beethoven ou Camille Saint-Saëns. Du tableau de chevalet aux grands décors peints, nous suivons l'hypothèse selon laquelle l'artiste joue de la correspondance des arts, entre peinture et musique. Nous percevons le quatrième art comme un fil conducteur pertinent pour aborder l'œuvre de Benjamin-Constant avec pour objectif d'analyser les stratégies utilisées par l'artiste pour évoquer la musique dans son œuvre et renouveler le rapport à Eugène Delacroix.
Mots-clés : Benjamin-Constant, Eugène Delacroix, beaux-arts, musique, orientalisme, XIX-XXe siècles, Benjamin-Constant, Eugène Delacroix, Fine Art, music, Orientalism, 19th-20th centuries
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717.Plus d’information
Dans la tradition musicale idéaliste, l'écoute s'apparente à la plongée dans l'univers singulier de l'oeuvre musicale, conçue comme monade où chaque élément de la réalité a sa représentation : écouter signifie s'immerger dans une intériorité qui forme un monde en soi. La conséquence de cette forme d'écoute est une relative surdité à son environnement immédiat. Certaines formes actuelles d'addiction aurale, bénéficiant notamment du productivisme consumériste, renforcent jusqu'à la caricature cette surdité. C'est sans doute pourquoi de nombreux artistes d'aujourd'hui, et notamment ceux gravitant autour de l'écologie acoustique ou sonore, renversent la perspective et pensent l'écoute comme manière de se mettre en relation avec le monde. Cela passe souvent par une relative disparition de l'oeuvre (au profit de processus) et par un recentrement sur l'acte même d'écouter. Ce renversement n'est pas seulement un choix esthétique, il est aussi politique : il met en avant l'idée que l'écoute peut être construction du commun.
Mots-clés : écoute musicale, commun(s), milieu sonore, autonomie, écologie sonore, Musical Listening, Commonness, Sound Milieu, Autonomy, Sound Ecology
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718.Plus d’information
Tout au long de sa carrière de compositeur, Alfredo Casella (1883-1947) semble faire un cas particulier du maître français Claude Debussy. Lors de sa période de formation en France (1896-1915) Debussy est une source d'inspiration majeure pour le jeune compositeur en quête d'un style qui lui soit personnel. De retour en Italie, Casella encourage les jeunes compositeurs à s'inspirer des techniques européennes, incluant celles de Debussy, pour moderniser la musique instrumentale italienne. Cependant, avec la mise de l'avant du passé musical italien, pour la création d'un art national, Casella adopte progressivement une position différente, voire diamétralement opposée, face à la musique de Debussy. Le compositeur français n'est alors plus un modèle, ni même un « rêve pour les générations futures », mais plutôt, si l'on en croit Casella, l'auteur d'un langage tout à fait incompatible avec « l'esprit profondément italien ». Nous proposons une étude de nature critique, historique et esthétique d'oeuvres de Casella datant de 1902 à 1930. Nous tenterons d'établir un lien méthodologique entre les affirmations et les opinions dans les écrits de Casella et leur application dans ses compositions par l'entremise de l'argumentation développée par le musicien.
Mots-clés : Casella, Debussy, impressionnisme, influence, Italie, Casella, Debussy, Impressionnism, influence, Italy
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719.Plus d’information
Comment penser le rôle du chef d'orchestre contemporain? Que nous fait entendre la nouvelle et étonnante « gestique » musicale et en quoi cette nouvelle visibilité annonce-t-elle le déplacement moderne de l'autorité qui, traditionnellement, se fondait sur une sonorité phénoménale (la musique entendue) et qui semble aujourd'hui se préoccuper surtout du malaise sonore contenu dans la partition écrite? Partant d'une expérience d'écoute qui eut lieu lors d'un concert en juillet 2004, cet article propose de réfléchir au différend qui médiatise la vision du chef et l'oreille du public. Si le chef se donne encore à voir comme un transmetteur (en ce qu'il reconduit), sa transmission paraît toutefois négative, passive, coupée de tout passage à l'acte, bref, possible peut-être uniquement dans une sphère de puissance qu'il est important d'interroger à l'heure où les techniques électroacoustiques semblent faire se résorber le brouillage qui fait pourtant la fortune du concert.
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720.Plus d’information
Apparu au Québec une quinzaine d'années après son invention à Vienne, en 1829, par le facteur d'orgue Cyrill Demian, l'accordéon s'est propagé dans la province de Québec par l'intermédiaire surtout des catalogues de vente par correspondance, qui ont favorisé l'implantation du modèle diatonique allemand, dit mélodéon, vers la fin du XIXe siècle. Ce modèle d'accordéon allait de fait inspirer Odilon Gagné, menuisier et également musicien de la ville de Québec, qui est le premier à fabriquer un accordéon diatonique en 1895. Ses descendants assureront le monopole de la fabrication d'accordéons québécois de marque « Gagné » jusqu'aux années 1950, époque qui voit l'apparition de l'entreprise familiale Messervier dont les accordéons demeurent encore aujourd'hui des instruments de référence. Les années 1970 étant l'époque du renouveau mondial de la musique traditionnelle, des musiciens accordéonistes québécois, tels que Gilles Paré, Robert Boutet, Clément Breton, suivent les traces du maître Messervier et se mettent à leur tour à fabriquer, de manière artisanale, des accordéons. Les facteurs d'accordéons n'ont pas à leur disposition d'institutions de formation comme des écoles de métier. Issue de cette constatation, notre problématique est alors de savoir quels sont les référents identitaires favorisant la vocation de fabricant d'accordéons et quels sont les facteurs composant le processus d'acquisition du savoir-faire. Par référents identitaires, nous entendons un ensemble de conditions préalables puisés dans l'univers culturel, social, professionnel ou autre du fabricant et permettant à celui-ci d'envisager une carrière de facteur d'accordéon. Armé de ces atouts, le fabricant devrait alors être en mesure de procéder à l'acquisition de son savoir-faire par un mécanisme de communication multiple qui peut être visuelle, gestuelle, musicale, écrite, etc.