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24283.Plus d’information
La moitié de l’effectif de la population d’origine chinoise des Philippines est implantée dans l’agglomération capitale du pays. Metro-Manila compte près de 400 000 Chinois, majoritairement de nationalité philippine. Leur poids démographique est dérisoire, ce qui leur confère une visibilité minime dans les instances politiques du pays quelle que soit l’échelle d’intervention. Toutefois, le cadre associatif extrêmement varié du pays leur permet d’agir à l’échelle locale dans plusieurs domaines. Leurs actions s’inscrivent dans le domaine caritatif et dans un cadre communautaire. Ainsi, bien qu’ils soient minoritaires y compris dans les zones dites « chinoises » de Manille, leur investissement est multiforme et associé aux activités des autorités administratives locales.
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24288.Plus d’information
Christophe Honoré est l’auteur d’une œuvre à la première personne, parue entre 2017 et 2018, qui se déplie en trois volets, dont le roman Ton Père (2017), le film Plaire, aimer et courir vite (2018) et la pièce de théâtre Les Idoles (2018). Ce triptyque a principalement pour thèmes la figure de l’artiste homosexuel, la transmission et la perte. En effet, cette œuvre est hantée par la mort de personnalités chères à l’auteur, emportées par le Sida dans les années 1990. Alors, il les fait revivre et dialoguer dans la pièce de théâtre qui clôt ce triptyque, tandis que le film présente une histoire d’amour homosexuel entre un écrivain séropositif et un étudiant en cinéma et que le livre relate la paternité d’un narrateur homosexuel confronté à l’homophobie. L’article se propose d’examiner les différentes possibilités de figurations de soi en « artiste homosexuel » dans un dispositif hybride, qui convoque la littérature, le cinéma et le théâtre. Il s’agira aussi de mettre en avant l’éclatement sujet en plusieurs points, à travers les discontinuités formelles de cette œuvre. Le « je » se donne à voir dans une labilité, qui participe en retour à la construction dynamique du sujet et fait échec aux assignations à identité.
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24289.
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24290.Plus d’information
En 1976, Jean-Yves Soucy, alors « inconnu pour les lettres québécoises » (Poulin), reçoit le prix de la revue Études françaises pour son premier roman, Un dieu chasseur. Alors que les productions littéraires s’étaient graduellement tournées vers la ville depuis le milieu du siècle, le roman de Soucy se présente à sa publication comme un « anachronisme » pour une partie de la critique, puisque celui-ci met en scène Mathieu Bouchard, un chasseur aguerri vivant seul avec ses chiens dans la forêt, au Nord de Mont-Laurier. Dans le même temps, dans sa pratique quasi-quotidienne de la chasse, le protagoniste de Soucy partage certaines réflexions éthiques sur le rapport de l’homme à l’altérité animale pouvant être considérées comme avant-gardistes au milieu des années 1970. D’un point de vue historico-littéraire, le roman de Soucy se lit donc à la fois comme une possible résurgence du terroir québécois et un précurseur du récent regain d’intérêt pour le récit de chasse.
Mots-clés : Soucy, Jean-Yves, Chasse, Éthique, Animal, Métamorphose, Terroir