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24381.Plus d’information
RÉSUMÉLa cartographie détaillée des faciès le long des falaises du lac Erié et du lac Ontario ainsi que d'autres études ont démontré que les études de sédimentologie, qui tiennent compte du contexte géomorphologique, ont eu des résultats bénéfiques pour rétablissement de la stratigraphie du Wisconsinien en Ontario, notamment : 1) une meilleure compréhension des processus et des environnements sédimentaires de plusieurs unités stratigraphiques, sans qu'il y ait modification du cadre stratigraphique général ; 2) une meilleure corrélation entre les séquences de dépôts; 3) une remise en question de certaines interprétations antérieures et de certaines corrélations entre les séquences de dépôts. Ces résultats démontrent que l'analyse sédimentologique est fortement liée à la stratigraphie étant donné que les milieux de dépôts ne peuvent s'expliquer qu'en tenant compte de leur géométrie et du contexte régional. La connaissance de la géomorphologie qu'on obtient grâce aux études de sédimentologie des formes est aussi très importante, car on constate que certaines interprétations des sédiments anciens enfouis ont été erronées pour ne pas avoir tenu compte du rôle de la morphologie. La stratigraphie du Wisconsinien supérieur du sud de l'Ontario demeure à peu près inchangée, sauf en ce qui a trait au rôle du climat et à celui de la marge glaciaire. La stratigraphie d'avant le Wisconsinien supérieur est encore mal définie, mais les études de sédimentologie indiquent que les glaciers ont occupé le bassin du lac Ontario, y compris le delta de la Formation de Scarborough, pendant tout le Wisconsinien moyen, peut-être même avant. Certaines séries de grands chenaux d'érosion et de comblement dans la région de Toronto (Formation de Pottery Road), interprétés d'abord comme ayant été formés par érosion subaérienne. Ie furent plus vraisemblablement par l'action érosive des eaux de fonte sous-aquatiques et sous-glaciaires.
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24382.Plus d’information
RÉSUMÉL'étude des carottes de sédiments recueillies à des profondeurs de 140 à 300 m sur la plate-forme de l'île Axel-Heiberg (82° N) renseigne sur la mise en place des sédiments sous une glace de mer pérenne. Elle révèle cinq faciès sédimen-taires: (A) boue sablo-caillouteuse avec structures de cailloux de délestage; (B) boues silteuses bioturbées; (C) lamines en mèches d'argile et d'argile silteuse; (D) sables et silts laminés et boue; (E) boue sablo-caillouteuse compacte. Les carottes renferment aussi des sédiments du substratum du Groupe de Eureka Sound du Paléogène et un dépôt tertiaire plus jeune, probablement de la Formation de Beaufort. Les âges se répartissent entre 1530 ± 60 BP (fades A) à 9950 ± 80 BP (fades D). Les taux de sédimentation varient selon les fades: ~ 0,8 cm ka-1 (fades B)14 cm ka-1 (faciès A), 90 cm ka_1 (faciès C), 134 cm ka_1 (faciès D). Le processus de sédimentation, interprété à partir de la sédimentologie, la palynologie et les foraminifères, comprend des intervalles durant lesquels la couverture de glace était continue avec apport réduit de débris grossiers alternant avec des périodes de mer dégagée avec apport sédimentaire élevé à partir des eaux de fonte ou des icebergs. Dans les carottes, le substratum du Néogène n'est recouvert que de sédiments marins. L'absence de diamicton laisse présumer que la glace continentale n'a jamais occupé cette partie de la plate-forme. L'interprétation qu'on fait du processus de sédimentation correspond de façon générale aux données tirées de l'île d'Ellesmere, mais diffère beaucoup des études sur le milieu marin de latitudes plus méridionales.
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24383.Plus d’information
Cet article porte sur la bilittératie chez les élèves bi/plurilingues en contexte québécois, en particulier ceux qui sont issus de groupes linguistiques minoritaires ou minorisés. Nous y soulignons l'importance de prendre en compte les habiletés bilittéraciques des élèves allophones dans la pratique enseignante, notamment au regard de leurs effets sur l'enseignement-apprentissage de la langue. L'intérêt est d'apporter un éclairage dans la compréhension que les acteurs de l'éducation peuvent avoir de la bilittératie, particulièrement ceux qui travaillent dans un milieu bi/plurilingue, et de faire émerger des lignes de questionnement nouvelles. Il est d'abord question de la littératie, un concept complexe et variable qui connaît de nos jours un important élargissement conceptuel traduisant une diversité de positions chez les chercheurs. Nous nous intéressons ensuite à la bilittératie, que nous considérons sous l'angle d'une conception non dichotomique au regard des habiletés bi/plurilittéraciques. Ce concept on ne peut plus complexe semble très peu mobilisé au Québec. Pourtant, il soulève des enjeux didactiques importants, en particulier le transfert des connaissances et des habiletés littéraciques d'une langue à l'autre, de même que la place qu'occupent les ressources linguistico-culturelles des élèves bi/plurilingues en salle de classe. En perspective, nous abordons sommairement un cadre opérationnel pour étudier la bilittératie en milieu scolaire.
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24384.Plus d’information
RÉSUMÉDans la Cordillère, les glaciations se sont produites selon des modes caractéristiques d'avancée et de recul : 1) dépôts fluvioglaciaires d'avancée; 2) poli glaciaire; 3) till; 4) dépôts fluvio-glaciaires de retrait au sud de Seattle, dans le sud des basses-terres de Puget, dépôts glacio-marins dans les basses-terres du nord, et eskers, terrasses fluvioglaciaires et petites moraines sur le plateau de Columbia. La datation au radiocarbone indique que les lobes de Puget et de Juan de Fuca ont avancé et reculé synchroniquement. Parmi les preuves qui nous contraignent à rejeter l'hypothèse selon laquelle un front en fusion, qui vêlait, serait à l'origine des dépôts glacio-marins, citons : 1) les nombreuses datations au radiocarbone qui révèlent la mise en place simultanée de dépôts glacio-marins sur tout le territoire; 2) les dépôts issus de la fusion de la glace stagnante, intimement associés aux dépôts glacio-marins; 3) les preuves irréfutables d'une origine autre que marine des sables de Deming qui révèlent que la Cordillère était libre de glace immédiatement avant la mise en place des dépôts glacio-marins. Dans le nord des basses-terres de Puget le déroulement des événements comprend les étapes suivantes : 1) au cours du maximum de Vashon, charge glaciaire sous 1800 m de glace; 2) 12-13 ka BP, amincissement rapide du glacier et dérive de la glace contribuant à la mise en place des dépôts glacio-marins de Kulshan; 3) vers 11 500 ans BP, emersion et dépôt des sables de Deming d'origine fluviale; 4) nouvelle submersion et mise en place des dépôts glacio-marins de Bellingham jusqu'à une hauteur d'environ 200 m, bien supérieure à l'élévation eustatique du niveau de la mer; 5) vers 10 500-11 500 ans BP, emersion et mise en place des dépôts fluvio-glaciaires de Sumas sur les dépôts glacio-marins de Bellingham; 6) à l'Holocène, élévation eustatique du niveau de la mer au même rythme que le relèvement isostatique.
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24385.Plus d’information
L'analyse pollinique des sédiments de trois lacs situés au sud-est du parc des Laurentides a permis de retracer les étapes de la recolonisation végétale post-wisconsinienne. Celle-ci s'est effectuée selon un schéma assez constant à travers le secteur à l'étude. Au début, la végétation était très ouverte, mais tout de même relativement riche en taxons herbacés et arbustifs. Cette phase initiale de végétation (sous-zone la) fut suivie, après une période de transition (sous-zone 1b), par une végétation luxuriante de type toundra (sous-zone 1c). Celle-ci fut à son tour remplacée par une végétation de type toundra arbustive (sous-zone 1d) où l'on voit s'accroître l'importance de Betula glandulosa et d'autres éléments arbustifs. Avec un certain métachronisme entre les sites, l'afforestation s'est amorcée par l'installation du Populus cf. tremuloïdes (sous-zone 2a) et s'est poursuivie par l'arrivée de Picea mariana (fin de la sous-zone 2a) puis, par celle d'une série d'arbres tels Betula papyrifera, Pinus cf. divaricata, Abies balsamea, Picea glauca et Larix laricina (sous-zone 2b). Pendant cette dernière phase de l'afforestation, l'abondance du pollen d'Alnus cf. crispa dans les spectres est maximale. Il semble qu'au moins mille ans se soient écoulés avant l'arrivée des arbres autres que le Populus cf. tremuloïdes. Par la suite, l'histoire de la végétation forestière (zone 3) a été plutôt monotone. Bien que les diagrammes révèlent des périodes de plus grande abondance de certains taxons (Pinus strobus, Picea mariana, Pinus et. divaricata), la majorité des arbres, présents actuellement dans la région, ont migré très tôt à l'Holocène.
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24386.Plus d’information
RESUME L'augmentation du débit de l'eau de fonte provenant des lacs glaciaires Agassiz et Barlow-Ojibway de 9,6 à 8 ka BP a engendré des micro-climats froids au-dessus des nappes d'eau en aval : le Lac Minong, les lacs de la phase de Mattawa, dans les Grands Lacs, et la Mer de Goidtwaith, dans le golfe du Saint-Laurent. L'effet refroidissant du drainage de l'eau de fonte a entravé le réchauffement estival de la surface des eaux lacustres, écourté la saison végétative et ainsi modifié la composition de la végétation des terres environnantes. La réponse de la végétation a été variable comme l'indiquent les cinq types de déviation (anomalies polliniques) par rapport à la succession pollinique normale. Les anomalies sont plus importantes là où l'effet de l'augmentation du débit de l'eau de fonte a été plus prononcé, notamment près des limites des nappes d'eau touchés ou de leurs zones, surtout près des écotones. L'influence climatique a été très limitée ou nulle là où les surfaces aquifères étaient réduites, comme celles des cours de l'Outaouais et du Saint-Laurent. Le détournement de l'écoulement des lacs Agassiz et Barlow-Ojibway vers la mer d'Hudson après 8,4 ka BP a rétabli le réchauffement estival des eaux de surface du réseau des Grands Lacs et du Saint-Laurent, mettant ainsi fin à la période froide qui a prévalu de 9,6 à 8 ka.
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24387.Plus d’information
RESUME La répartition régionale des sédiments holocènes de l'est de la baie d'Hudson, face à l'embouchure de la Grande rivière de la Baleine, a été cartographiée à l'aide d'un grille de profils de sismique réflexion (d'environ 300 km de long et d'une superficie de 800 km2) et de données provenant de sept forages par carottier à piston. Quatre unités stratigraphiques reposant sur le socle protérozoïque (unité 1) ont été définies et interprétées : un till (unité 2) déposé par un glacier progressant vers l'ouest, des argiles et silts stratifiés (unité 3) probablement déposés dans le Lac glaciaire Ojibway, des boues marines postglaciaires (unité 4) déposés dans la Mer de Tyrrell auxquelles se superposent des boues marines récentes indifférenciées et des sédiments fluvio-deltaiques distaux (unité 5) provenant de la Grande rivière de la Baleine. Les mêmes unités stratigraphiques ont été décrites sur la côte. Les analyses granulométriques et géochimiques laissent croire que les rythmites de l'unité 3 sont des varves; les couches foncées d'été ont surtout été déposées par des courants de densité s'écoulant sur le fond pendant la période libre de glace et les couches pâles d'hiver ont été transportés en suspension le long de stratifications thermiques sous un couvert de glace saisonnier. L'unité 5 couvre environ 400 km2 et forme un prisme s'étendant jusqu'à 11 km de l'embouchure de la Grande rivière de la Baleine avec des épaisseurs atteignant 30 m le long de la côte. La mise en place de l'unité 5 s'est faite entre 3500 BP et aujourd'hui et résulte de l'érosion et de l'apport de sédiments d'origine glaciaire provenant de l'amont durant l'émergence du chenal fluvial.
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24388.Plus d’information
RÉSUMÉLa description géomorphologique de la vallée de la Petite rivière Pikauba remodelée par une crue consécutive à la rupture du barrage Beloeil permet de mettre en lumière des transformations majeures. Le corridor fluvial touché, initialement tapissé de till épais, montre maintenant diverses formes d'érosion et de sédimentation qui révèlent d'étonnantes similitudes avec celles des modelés fluvioglaciaires de débâcle glaciaire, soit des crues fluvioglaciaires catastrophiques associées au déversement brusque et violent de lacs glaciaires. Les éléments d'identification les plus manifestes des modelés fluvioglaciaires de débâcles glaciaires sont : les cuvettes glaciolacustres asséchées, les barrages morainiques entaillés, les « accumulations en nappe de débâcle glaciaire » (terme proposé comme équivalent d'outburst deposit), les entailles d'érosion profondes dans le till, les terrasses d'érosion dans le till, les bancs et îlots de sédimentation fine, les formes d'érosion dans le roc. Les débâcles glaciaires correspondent à une activité de grande puissance pouvant provoquer de profondes modifications géomorphologiques. En conséquence, elles méritent d'être sérieusement considérées dans la reconstitution des environnements proglaciaires. L'application des éléments d'identification à quelques sites québécois a permis de révéler des modelés fluvioglaciaires de débâcle glaciaire qui n'avaient pas été interprétés ainsi au départ.
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24389.Plus d’information
RÉSUMÉL'analyse des groupements effectuée sur des populations de foraminifères d'une carotte à piston couvrant la période de 12 000 à 9000 ans BP, provenant du Goose Island Trough, dans le bassin de la Reine-Charlotte, démontre l'existence d'un intervalle froid contemporain du Dryas récent. Il coïncide avec une phase à bathymétrie réduite qui résulte du déplacement vers l'est, entre 11 500 et 10 000 ans BP, du bombement isostatique associé à l'Inlandsis de la Cordillière à la suite de son retrait. Des données sédimentologiques publiées montrent que la profondeur a diminué jusqu'à ~75-90 m, amenant le site étudié au-dessus de la pycnocline permanente du Pacifique Nord (100 m). L'existence de conditions hyposalines de type glaciaire, à ces profondeurs, entre 11 100 et 10 000 ans BP ont été reconnues grâce à la présence d'assemblages à Cassidulina reniforme et lslandiella helenae. Cet intervalle froid a également été reconnu ailleurs dans le bassin de la Reine-Charlotte. Les salinités et les températures réduites sont peut-être le résultat d'un changement dans les configurations météorologiques régionales. Des températures estivales plus basses sur le continent auraient réduit l'influence saisonnière de l'anticyclone du Pacifique Nord et rallongé celle de la dépression des Aloutiennes. Ceci aurait engendré un transport d'Ekman de surface quasi permanent vers la côte et provoqué une augmentation des précipitations, ayant eu pour effet de bloquer la remontée des eaux salées et tièdes du sous-courant de Californie. Nous proposons d'appeler « Mer d'Hécate » le bassin côtier ainsi créé comprenant l'actuel détroit d'Hécate et le bassin de la Reine-Charlotte. Dès avant ~10 000 ans BP, les circulations atmosphérique et océanique étaient revenues à une configuration presque moderne.
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24390.Plus d’information
RÉSUMÉL'article renferme une très grande quantité de données stratigraphiques et paléontologiques inédites ou déjà publiées sur une région unique en Amérique du Nord, voire dans le monde, en raison des nombreux affleurements naturels qu'elle renferme et qui témoignent d'une longue succession continue de tills quaternaires et d'intertills fossilifères. On a reconnu deux intervalles non glaciaires sous les tills. Sur la base de leur position stratigraphique, de l'analyse pollinique et des assemblages de coléoptères, on a corrélé les divers sédiments non glaciaires à la Formation de Missinaibi, en Ontario. Les datations au radiocarbone obtenues à haute pression et les taux d'acide aspartique sur bois laissent voir que l'intervalle supérieur dominant date du Sangamonien. Le début et la fin du Sangamonien étaient des intervalles froids séparés par une période plus chaude pendant laquelle le climat était aussi chaud ou un peu plus que maintenant et que la limite des arbres était à peu près à la même latitude. Le début de l'intervalle a été marqué par la présence d'une mer glacioisostatique, qui a par la suite régressé à des niveaux inférieurs au niveau actuel de la baie d'Hudson. Le paléosol de Sundance et les lits de silt sous-jacents au till d'Amery datent d'une interglaciation antérieure caractérisée par un climat froid de toundra. Comme point de comparaison à l'étude des changements à l'échelle du globe, les données préservées dans les basses terres de la baie d'Hudson sont uniques: on doit donc y effectuer des recherches intensives.