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144.Plus d’information
RésuméPierre Landreville a été une figure marquante du mouvement pour la reconnaissance des droits des détenu(e)s au Québec d'abord, puis au Canada et ailleurs dans le monde. Deux postulats de départ animaient sa recherche dans les prisons québécoises qui a donné lieu en 1976 à la publication de l'ouvrage Les prisons de par ici, à savoir que l'emprisonnement ne se justifie que pour les délinquants qui mettent très sérieusement en danger la collectivité et que les personnes incarcérées conservent tous leurs droits de citoyens, sauf ceux qui leur sont retirés par la loi. L'auteure aborde tour à tour les développements survenus au cours des trente dernières années concernant ces deux postulats. Elle conclut que si les droits des personnes incarcérées sont aujourd'hui législativement reconnus au Canada, le taux d'incarcération y demeure très élevé et la peine d'emprisonnement continue à avoir une fonction d'exclusion des populations les plus marginalisées de la société.
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145.Plus d’information
L'on assiste, ces dernières années, à un renouveau des débats sur l'identité du « vieux » Canada français. Plusieurs interprétations s'opposent et postulent des approches distinctes de l'avenir de la francophonie vivant en milieu minoritaire. Deux grandes tendances ou écoles se sont démarquées dans ce débat en milieu minoritaire francophone, soit l'école postnationaliste associée à l'Université de Toronto et aux travaux de Monica Heller et Normand Labrie et l'école néonationaliste canadienne-française représentée par les travaux de Martin Meunier de l'Université d'Ottawa et Joseph-Yvon Thériault de l'Université du Québec à Montréal. Pour les premiers, la référence au Canada français renvoie à une époque révolue. Elle rappelle un discours généalogique, potentiellement conservateur et passéiste. Pour les deuxièmes, la représentation du Canada français en milieu minoritaire francophone témoigne plutôt d'une ambition nationale qui ne veut pas disparaître. Le texte étudie la confrontation entre les deux écoles. Il soutient que bien qu'elle permette d'éclairer une part du débat identitaire, l'opposition entre les deux écoles est peut-être plus artificielle qu'on le croit généralement.
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147.Plus d’information
Souvent, les migrants se trouvent dans des zones et catégories interstitielles entre les territoires des États, les politiques publiques et les désignations comme « immigrant » ou « réfugié ». Là où il n’existe pas de protection et de statut légal formels, les gens cherchent, forgent et trouvent refuge d’autres façons, par d’autres moyens et par nécessité. Dans cet article, je soutiens que les résistants à la guerre étasuniens au Canada se sont forgé un lieu de refuge à travers de vastes mouvements sociaux. Je développe cet argument en examinant les histoires des résistants à la guerre étasuniens et je me concentre sur deux générations: les citoyens américains venus pendant les guerres menées par les États-Unis au Vietnam et, plus récemment, en Afghanistan et en Irak. Les résistants et les militants se sont forgé un refuge à travers des voies alternatives vers la protection, incluant la création de lieux d’hébergement, la poursuite de trajectoires menant les gens à s’éloigner de la guerre et du militarisme, la formation de mouvements sociaux par-delà la frontière entre le Canada et les États-Unis et la contestation judiciaire des politiques et pratiques étatiques.
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