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50501.Plus d’information
Cette étude descriptive par sondage porte sur les expériences des étudiants étrangers – défis, soutiens personnels et institutionnels – au cours de leurs études dans une université canadienne, ainsi que sur leurs suggestions quant aux soutiens supplémentaires qui, selon eux, pourraient se montrer utiles. Une enquête en ligne (n = 712) a permis d'examiner les difficultés rencontrées par les étudiants étrangers dans un certain nombre de domaines : langue, finances, études, environnement et culture, aspects personnels et sociaux, et discrimination. La majorité des étudiants étrangers ont déclaré avoir eu peu de difficultés linguistiques et scolaires, mais beaucoup ont déclaré avoir rencontré des difficultés financières et personnelles. La COVID- 19 a présenté des défis supplémentaires pour la plupart des étudiants internationaux. Les diverses stratégies d'adaptation (p. ex., rester en contact avec leur famille) et de soutiens institutionnels (p. ex., centre pour étudiants étrangers) utilisées par les étudiants ont également été examinées. Des analyses bivariées ont révélé que les étudiants qui avaient moins de 30 ans, ou qui résidaient au Canada depuis plus de deux ans ou étaient étudiants de premier cycle étaient plus susceptibles de faire état de diverses difficultés comparés aux étudiants de plus de 30 ans, qui étaient au pays depuis 2 ans ou moins ou étaient étudiants de cycle supérieur, et que les étudiants de premier cycle et les étudiantes en général étaient plus susceptibles de faire appel à des services d'orientation scolaire et de counseling. L'importance de promouvoir la sensibilisation aux services d'orientation et d'accroître la prestation de ces services en fonction de la culture est discutée. Enfin, en résumant les suggestions des étudiants interrogés, un certain nombre de recommandations sont formulées quant à la manière d'améliorer le soutien aux étudiants étrangers.
Mots-clés : international students, challenges, supports, étudiants internationaux, défis, soutiens
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50502.Plus d’information
L'objectif de cet article est de dépasser les limites conceptuelles et typologiques de la littérature sur les minorités, le Japon multiculturel, et le Japon multiethnique en menant une réflexion critique quant aux mécanismes politiques, juridiques et discursifs d'exclusion et d'inclusion délimitant les normes de la subjectivité japonaise. À partir d'une analyse féministe de l'intersectionalité de la diversité situant la « race », la culture, le genre et l'hétéro-normativité comme systèmes d'oppressions qui se constituent mutuellement, nous examinerons également la littérature comparée sur la démocratie multinationale. Une fouille généalogique du passé colonial japonais, et l'étude d'un mariage multinational entre une japonaise et un Zainichi coréen nous permet de découvrir et de critiquer les contradictions juridiques et politiques des diverses facettes de la subjectivité et de l'appartenance (nation, diaspora, etc.) que le système du registre familial et la loi sur la nationalité reproduisent constamment.
Mots-clés : Citoyenneté japonaise, démocratie multinationale, diversité, genre, multiculturalisme, Japanese citizenship, multinational democracy, diversity, gender, multiculturalism
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50503.Plus d’information
RÉSUMÉLa stratigraphie pollinique établie à partir de 90 sites dans la région des Grands Lacs et en bordure rendent compte de l'évolution de la forêt entre 5 et 7 ka. À 7 ka, le hêtre (Fagus grandifolia) avait envahi la forêt à chênes et à caryers (Quercus-Carya) du sud du Michigan et la pruche (Tsuga canadensis) et le hêtre, la forêt du sud de l'Ontario dominée par le pin blanc (Pinus strobus). Au même moment, dans son expansion vers le nord, au delà de sa limite septentrionale actuelle, le pin blanc a remplacé le pin gris (P. banksiana). Les changements survenus vers 5 et 6 ka ont été dominés par l'extension de la zone de répartition du hêtre et de la pruche vers le nord, par la progression vers le nord du thuya occidental (Cupressineae) et de la migration méridionale du pin blanc vers le bassin du lac Michigan. La migration du hêtre et de la pruche (160 m ans-1 et 290 m ans1-1, respectivement) a pu être influencée par le climat frais et humide créé par la présence des Grands Lacs Nipissing combinée au réchauffement régional prononcé. Le pin blanc et le thuya occidental ont réagi au réchauffement à l'échelle régionale et à la diminution des précipitations, tandis que le bouleau (Betula) et l'aulne (Aider) ont d'abord été sensibles aux feux occasionnés par le climat chaud et sec. L'écotone de la forêt boréale et de la forêt mixte a migré de 140 km vers le nord entre 5 et 7 ka, en comparaison des 60-70 km pour l'écotone de la forêt mixte et de la forêt de feuillus.
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50504.Plus d’information
RÉSUMÉDans la Cordillère, les glaciations se sont produites selon des modes caractéristiques d'avancée et de recul : 1) dépôts fluvioglaciaires d'avancée; 2) poli glaciaire; 3) till; 4) dépôts fluvio-glaciaires de retrait au sud de Seattle, dans le sud des basses-terres de Puget, dépôts glacio-marins dans les basses-terres du nord, et eskers, terrasses fluvioglaciaires et petites moraines sur le plateau de Columbia. La datation au radiocarbone indique que les lobes de Puget et de Juan de Fuca ont avancé et reculé synchroniquement. Parmi les preuves qui nous contraignent à rejeter l'hypothèse selon laquelle un front en fusion, qui vêlait, serait à l'origine des dépôts glacio-marins, citons : 1) les nombreuses datations au radiocarbone qui révèlent la mise en place simultanée de dépôts glacio-marins sur tout le territoire; 2) les dépôts issus de la fusion de la glace stagnante, intimement associés aux dépôts glacio-marins; 3) les preuves irréfutables d'une origine autre que marine des sables de Deming qui révèlent que la Cordillère était libre de glace immédiatement avant la mise en place des dépôts glacio-marins. Dans le nord des basses-terres de Puget le déroulement des événements comprend les étapes suivantes : 1) au cours du maximum de Vashon, charge glaciaire sous 1800 m de glace; 2) 12-13 ka BP, amincissement rapide du glacier et dérive de la glace contribuant à la mise en place des dépôts glacio-marins de Kulshan; 3) vers 11 500 ans BP, emersion et dépôt des sables de Deming d'origine fluviale; 4) nouvelle submersion et mise en place des dépôts glacio-marins de Bellingham jusqu'à une hauteur d'environ 200 m, bien supérieure à l'élévation eustatique du niveau de la mer; 5) vers 10 500-11 500 ans BP, emersion et mise en place des dépôts fluvio-glaciaires de Sumas sur les dépôts glacio-marins de Bellingham; 6) à l'Holocène, élévation eustatique du niveau de la mer au même rythme que le relèvement isostatique.
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50505.Plus d’information
Un certain nombre de faits prouvent que les glaciers, à la fin du Wisconsinien, se sont écoulés vers les côtes actuelles, et dans plusieurs cas, ne sont pas allés au-delà : les coupes stratigraphiques, les liens entre une série d'indicateurs de l'écoulement glaciaire et la plateforme marine interglaciaire relevée, ainsi que les rapports entre les limites des dernières régions englacées et les régions dont la roche en place a été altérée. Ces glaciers étaient nourris par un ensemble de petites calottes localisées sur de vastes étendues. Toutefois, les profonds chenaux qui entaillent la région, en ont empêché l'extension. Le glacier laurentidien s'est donc confiné au nord du golfe du Saint-Laurent. Ce mouvement centripète vers le golfe a d'ailleurs épargné de vastes secteurs. Les données géologiques appuient maintenant davantage l'hypothèse de Fernald au sujet des refuges biologiques des nunataks, bien qu'au début du Wisconsinien, une calotte et un glacier émissaire aient occupé le golfe et le chenal laurentien. Les lignes de rivages soulevés postglaciaires sont conformes au modèle d'ensemble, avec un relèvement différentiel davantage marqué vers le glacier laurentidien mais également avec la présence de deux larges dômes associés aux calottes du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve. Toutefois des littoraux plus anciens, émergés et immergés, au-delà de la limite glaciaire, compliquent ce plan. Au nord, les régions se relèvent encore, alors qu'une zone de subsidence se déplace vers l'intérieur des terres.
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50506.Plus d’information
La géomorphologie climatique classique a fait de l'écosystème forestier tempéré l'un des moins agressifs qui soit. La présence d'une couverture forestière fermée éliminerait toute possibilité d'érosion autre que chimique. Des découvertes récentes effectuées au Québec remettent en cause cette idée de stabilité morphogénétique en forêt tempérée. Dans la région de Mont-Louis (Gaspésie), des cônes de déjection et des éboulis amorphes ou stratifiés, formes et dépôts qui auraient pu être interprétés en terme de paléoclimat périglaciaire, se sont constitués, de façon métachrone, durant toute la période qui va de la déglaciation à nos jours, et ce, indépendamment de l'évolution post-glaciaire du climat et de la végétation régionale. Leur constitution a chevauché indifféremment deux systèmes morphogénétiques : d'abord une période à climat périglaciaire entre plus de 13 000 BP et 9 300 BP; ensuite une période forestière à climat tempéré qui dure depuis 9 300 ans. La genèse de ces formes et dépôts de versant s'explique : 1) par la forte énergie de relief et la faible résistance des roches qui commandent une morphogenèse très intense capable de retarder et même contrecarrer l'établissement d'un couvert végétal forestier sur les versants, 2) par l'important retard accusé par la forêt dans la recolonisation du territoire après la déglaciation; 3) par l'action des eaux de fonte glaciaire et de la mer de Goldthwait qui ont longtemps sapé le pied des versants, retardant d'autant le début du processus de phytostabilisation des versants.
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50507.Plus d’information
RÉSUMÉL'analyse des groupements effectuée sur des populations de foraminifères d'une carotte à piston couvrant la période de 12 000 à 9000 ans BP, provenant du Goose Island Trough, dans le bassin de la Reine-Charlotte, démontre l'existence d'un intervalle froid contemporain du Dryas récent. Il coïncide avec une phase à bathymétrie réduite qui résulte du déplacement vers l'est, entre 11 500 et 10 000 ans BP, du bombement isostatique associé à l'Inlandsis de la Cordillière à la suite de son retrait. Des données sédimentologiques publiées montrent que la profondeur a diminué jusqu'à ~75-90 m, amenant le site étudié au-dessus de la pycnocline permanente du Pacifique Nord (100 m). L'existence de conditions hyposalines de type glaciaire, à ces profondeurs, entre 11 100 et 10 000 ans BP ont été reconnues grâce à la présence d'assemblages à Cassidulina reniforme et lslandiella helenae. Cet intervalle froid a également été reconnu ailleurs dans le bassin de la Reine-Charlotte. Les salinités et les températures réduites sont peut-être le résultat d'un changement dans les configurations météorologiques régionales. Des températures estivales plus basses sur le continent auraient réduit l'influence saisonnière de l'anticyclone du Pacifique Nord et rallongé celle de la dépression des Aloutiennes. Ceci aurait engendré un transport d'Ekman de surface quasi permanent vers la côte et provoqué une augmentation des précipitations, ayant eu pour effet de bloquer la remontée des eaux salées et tièdes du sous-courant de Californie. Nous proposons d'appeler « Mer d'Hécate » le bassin côtier ainsi créé comprenant l'actuel détroit d'Hécate et le bassin de la Reine-Charlotte. Dès avant ~10 000 ans BP, les circulations atmosphérique et océanique étaient revenues à une configuration presque moderne.
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50508.Plus d’information
RÉSUMÉL'article renferme une très grande quantité de données stratigraphiques et paléontologiques inédites ou déjà publiées sur une région unique en Amérique du Nord, voire dans le monde, en raison des nombreux affleurements naturels qu'elle renferme et qui témoignent d'une longue succession continue de tills quaternaires et d'intertills fossilifères. On a reconnu deux intervalles non glaciaires sous les tills. Sur la base de leur position stratigraphique, de l'analyse pollinique et des assemblages de coléoptères, on a corrélé les divers sédiments non glaciaires à la Formation de Missinaibi, en Ontario. Les datations au radiocarbone obtenues à haute pression et les taux d'acide aspartique sur bois laissent voir que l'intervalle supérieur dominant date du Sangamonien. Le début et la fin du Sangamonien étaient des intervalles froids séparés par une période plus chaude pendant laquelle le climat était aussi chaud ou un peu plus que maintenant et que la limite des arbres était à peu près à la même latitude. Le début de l'intervalle a été marqué par la présence d'une mer glacioisostatique, qui a par la suite régressé à des niveaux inférieurs au niveau actuel de la baie d'Hudson. Le paléosol de Sundance et les lits de silt sous-jacents au till d'Amery datent d'une interglaciation antérieure caractérisée par un climat froid de toundra. Comme point de comparaison à l'étude des changements à l'échelle du globe, les données préservées dans les basses terres de la baie d'Hudson sont uniques: on doit donc y effectuer des recherches intensives.
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50509.Plus d’information
RésuméQuand il s'agit des Canadiens français, la mémoire de Donald Creighton invoque une opposition bigote. Cet article considère l'ensemble de sa carrière pour proposer une histoire plus complexe que celle que suggère cette caricature. L'historien s'est appuyé sur un ensemble de clichés, à la fois négatifs et positifs, pour décrire et expliquer le Canada français. Dans les années I960 et 1970, ses stéréotypes dépassés l'ont rendu incapable de comprendre le nationalisme québécois. Malgré son aptitude à la remarque excessive, Creighton détenait une position réfléchie, dont on trouve un exemple dans sa méfiance envers l'attribution des pouvoirs aux provinces, et dans son opposition aux écoles secondaires francophones en Ontario. De telles institutions, croyait-il, transformeraient les enfants franco-ontariens en citoyens de deuxième classe, inhabiles à la compétition dans un marché du travail dominé par l'anglais.
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50510.Plus d’information
RésuméCet article est un premier questionnement quant au processus de sélection utilisé par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) pour faire ses recommandations relativement aux lieux, aux événements et aux personnages d'importance historique nationale entre les années 1919 et 1950. Il soutient que quoique des personnes dévouées et importantes du domaine de l'histoire canadienne fassent partie de la CLMHC, cette der-nière fonctionne presque exclusivement tel un club privé victorien réservé aux hommes, c'est-à-dire sans système de contrôle, au cours des trente premières années de son existence. La dominance idéologique de la mentalité impériale britannique influence les champs d'intérêt historiques des membres de la Commission ainsi que leurs recommandations quant à la désignation des lieux, des événements et des personnages d'importance historique nationale. Ces points seront illustrés par l'étude des origines et du fonctionnement de la CLMHC entre les années 1919 et 1950, et des recommandations relatives aux désignations d'importance historique nationale présentées à la CLMHC par deux de ses membres éminents, soit le brigadier général Ernest Cruikshank et le Dr John Clarence Webster.