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342.Plus d’information
RÉSUMÉOn a coutume d'envisager les rapports entre cinéma et littérature en postulant l'influence du premier sur la seconde. Le présent article propose un autre point de vue. Il rappelle le débat autour de la « réorganisation du système des arts », qui a fait suite à l'apparition du cinéma. Il montre ensuite qu'une nouvelle sensibilité visuelle naît entre les deux siècles, notamment dans la littérature, avec ou sans un lien univoque avec le cinéma. Eisenstein a appelé « cinématisme » l'ensemble des procédés visuels élaborés par la littérature « précinématographique » qu'il a analysés dans une série d'oeuvres de Pouchkine, Gogol, Zola. Contrairement à Chklovski, qui insiste sur les différences de matériaux entre les deux « médias », Eisenstein distingue dans l'évolution du cinéma des périodes qu'il rattache à l'évolution littéraire. Ces débats sont ici discutés et confrontés à une autre conception du cinématisme, mise en pratique par des auteurs modernistes comme Boulgakov ou Zamiatine.
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345.Plus d’information
L'article propose une interprétation de l'oeuvre de Castoriadis à partir de considérations socio-ontologiques. Après une rapide évocation de la principale fonction que l'ontologie a eue à la naissance de la sociologie, l'article se centre sur ce qui est devenu, au moins implicitement, le commun dénominateur des questions ontologiques dans la sociologie – le fait que la réalité est ce que résiste. Cette problématique est au coeur de trois grandes voies socio-ontologiques – la représentation, la production et l'action – qui, en dépit des emprunts réciproques, n'en tracent pas moins des problématisations indépendantes. L'intérêt de l'oeuvre de Castoriadis est d'avoir proposé plus ou moins explicitement une socio-ontologie totale autour de l'imaginaire qui, cependant, comme l'article s'efforce de montrer, n'est finalement qu'une variante de l'ontologie de la représentation.
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346.Plus d’information
La médiation devient une solution plus pacifique et acceptée au niveau international pour résoudre les conflits. Il s'agit d'un processus dynamique et interactif dans lequel un tiers neutre, le médiateur, aide les parties en conflit à résoudre le conflit. Normalement, on part du principe que le médiateur restera neutre. Cette thèse explore la posture neutre du médiateur face à la médiation interculturelle. Le but de cette étude qualitative était d'examiner la compréhension et la mise en oeuvre de la neutralité du médiateur interculturel dans la pratique. Les questions de recherche portaient sur les perceptions, les interprétations, les conceptions, la mise en oeuvre et l'efficacité du médiateur lors de la médiation. Dix entretiens semi-structurés en face-à-face ont été menés avec des médiateurs interculturels originaires de diverses zones géographiques. Les données ont été codées et analysées par analyse thématique. Les résultats de l'étude ont révélé que les médiateurs interculturels ont des visions différentes de la neutralité de la médiation. De plus, ils adoptent le sens et la posture de neutralité en fonction de leur autodétermination dans la pratique. Un discours alternatif pour cette étude devrait être de donner un sens standard au terme de neutralité en lui donnant sa signification absolue dans la médiation.
Mots-clés : Inter-cultural Mediation, Neutrality posture, Mediator, Meanings, practice, Médiation interculturelle, Posture de neutralité, Médiateur, Significations, Pratique
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347.Plus d’information
Rainer Maria Rilke (1875-1926), écrivain né à Prague sous l'Empire austro-hongrois, grandit dans un environnement multilingue et multiculturel, apprit plusieurs langues au cours de sa vie, et les transforma, à travers ses créations littéraires, en un idiome poétique. Ses créations poétiques bilingues, telles que « Füllhorn » et « Corne d'abondance », témoignent de son art d'écrire en allemand et en français, talent qui le conduit également à collaborer activement à la traduction française de ses Aufzeichnungen des Malte Laurids Brigge [Cahiers de Malte Laurids Brigge] (1904-1910). Publiée en 1926 à Paris, cette traduction est entreprise entre 1923 et 1925 par l'écrivain alsacien Maurice Betz, et s'appuie sur un véritable dialogue entre les deux poètes, comme en témoignent non seulement leur correspondance, mais aussi l'ouvrage Rilke vivant (Paris, 1937), que Betz publie en hommage à l'auteur des Cahiers.
Mots-clés : manuscrits de traduction, génétique des traductions, traduction collaborative, Rainer Maria Rilke, translation manuscripts, genetic translation studies, collaborative translation, Rainer Maria Rilke
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349.Plus d’information
Mots-clés : cinéma, réalisation, critique cinématographique, enseignement, témoignage
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350.Plus d’information
Si les androïdes rêvent de moutons électriques, les réplicants lisent-ils des romans analogiques ? Dans l'univers dystopique de science-fiction de Blade Runner 2049 (2017), la littérature joue un rôle complexe. En particulier, le film s'engage à plusieurs niveaux avec le roman Pale Fire (1962) de Vladimir Nabokov. Un exemplaire relié du livre apparaît dans une scène, et il est cité et référencé dans d'autres. Ces apparitions sont comme les clés métafictives d'un modèle de significations possibles, à travers lesquelles le film incarne et réfléchit à sa méthode de reproduction d'archives. En passant du codex à l'écran et aux supports holographiques, le film réanime ses sources, met en scène l'affinité entre les textes littéraires et la vie incarnée, et suggère que la littérature peut être un vecteur de résistance au contrôle techno-capitaliste des archives.