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171.Plus d’information
RésuméCet article examine les traducteurs de la Société Lutétienne en tant que sujets traduisants et agents culturels. Les six traducteurs – Alexander Teixeira de Mattos, le chef du groupe, Ernest Dowson, Havelock Ellis, Percy Pinkerton, Victor Plarr et Arthur Symons – ont travaillé ensemble pendant la dernière décennie de l'ère victorienne afin de fournir aux lecteurs britanniques la traduction non expurgée de quelques chefs-d'oeuvre calomniés sinon interdits d'Émile Zola. Ces traductions allaient permettre aux lecteurs de se faire une opinion impartiale quant aux mérites littéraires de ces oeuvres. En outre, cette étude explore les motivations ayant poussé ces traducteurs à se joindre au projet clandestin de (re)traduction et tente de comprendre les effets de leur activité (re)traduisante sur leur appréciation personnelle de Zola et le roman traduit. L'article conclut que la tâche de (re)traduction a servi à élargir l'horizon culturel des traducteurs associés au projet de la Société Lutétienne, et que leurs traductions allaient, à leur tour, élargir l'horizon culturel de leurs lecteurs.
Mots-clés : late-Victorian England, Lutetian Society, translating subject, cultural agent, Émile Zola, fin de l'ère victorienne, Société Lutétienne, sujet traduisant, agent culturel, Émile Zola
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174.Plus d’information
À l'origine de cet article réside la conviction intime que le premier Prix du roman populiste avait été attribué à Marcel Aymé pour La Rue sans nom, roman publié en juin 1930. Cette idée reçue sur l'écrivain, relayée au reste par la critique littéraire et universitaire, ne manqua pas de nous convaincre de la facture populiste de l'oeuvre en question. Or, en vérité, s'il a bien obtenu quelques prix littéraires — dont le prix Renaudot de 1929 pour La Table-aux-Crevés —, Marcel Aymé ne fut jamais officiellement consacré populiste. Cette étude se propose donc de remonter aux origines de cette méprise, à laquelle l'écrivain ne semble pas avoir été étranger. Populiste par défaut, l'auteur de La Rue sans nom se rapprocha en effet à pas feutrés d'une sensibilité qui ratissait large et dont l'ambiguïté lui offrait l'avantage non négligeable d'écrire dans l'air du temps, sans avoir à prêter serment d'allégeance.
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