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  1. 20991.

    Article publié dans Revue Gouvernance (savante, fonds Érudit)

    Volume 13, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2017

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    Au cours des dernières décennies, l'orpaillage artisanal a pris une place grandissante dans plusieurs pays de l'Ouest africain. Ce développement de l'orpaillage artisanal, principalement informel, suscite diverses inquiétudes quant à sa soutenabilité sociale et environnementale, même si divers travaux récents montrent qu'il est un facteur important de résilience pour de nombreux ménages ruraux. À partir de l'étude approfondie d'un site d'orpaillage au Burkina Faso, nous montrons que contrairement aux préjugés habituellement véhiculés qui font des sites d'orpaillage des espaces de non-droit, l'organisation du site repose sur une gouvernance de proximité très structurée, même si elle est principalement régie par des règles informelles. Cette gouvernance de proximité reste néanmoins fragile et comporte diverses insuffisances qui limitent la contribution de l'orpaillage artisanal au développement territorial. Son mode d'exploitation reste principalement orienté vers la rentabilité à court terme, rendant le travail dangereux, précaire et au détriment de la durabilité sociale et environnementale. Ainsi, cette gouvernance de proximité reposant à la fois sur le marché et sur les structures de pouvoir coutumières souffre de ne pas être suffisamment articulée à une politique publique structurante, accompagnant et respectant tout à la fois les mécanismes locaux de régulation.

    Mots-clés : orpaillage artisanal, gouvernance de proximité, institutions informelles, artisanal mining, proximity-based governance, informal institutions

  2. 20992.

    Article publié dans Journal of the Canadian Historical Association (savante, fonds Érudit)

    Volume 1, Numéro 1, 1990

    Année de diffusion : 2006

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    Résumé L'éducation féminine du XIXe siècle a traditionnellement été personnifiée par une femme au piano, laquelle représente une forme d'éducation, soit les « talents » féminins tels que la musique, les beaux-arts, les langues vivantes, la littérature et les sciences naturelles. À la fin du XVIIIe siècle, cet enseignement était déjà fort répandu en Angleterre et dans tout le monde anglo-saxon, mais les historiens traditionnels et les spécialistes de l'histoire des femmes l'ont soit ignoré, soit rejeté.On verra dans cet article que l'accumulation des connaissances féminines a donné naissance à l'éducation « utile » des femmes, à la fin du XIXe siècle. Selon l'auteur, cette éducation remet en question l'une des vérités fondamentales de la pensée féministe, l'opposition de l'homme-culture à celle de la femme-nature. L'analyse de l'éducation féminine permet aussi de voir surgir ce mythe persistant et oppressif de la prétendue affinité naturelle entre les sciences humaines et l'esprit féminin, ainsi que son corollaire sur l'appropriation de la science par l'esprit masculin.Au début du XXe siècle, les historiens croyaient que la logique scientifique sous-jacente à l'exploitation capitaliste des ressources naturelles était l'apanage de l'homme. Les historiens féministes ont, avec raison, vu dans ce raisonnement pseudo-scientifique une rationalisation intellectuelle de l'oppression de la femme. Ils ont cependant négligé de noter que ce sont les attitudes intellectuelles adoptées plus d'un siècle auparavant qui ont empêché les femmes de participer aux grandes découvertes du XXe siècle.

  3. 20993.

    Article publié dans Lumen (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, 2003

    Année de diffusion : 2012

  4. 20994.

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 1-2, 2012

    Année de diffusion : 2012

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    Les masques faciaux sont des artefacts culturels bien connus dans les cultures autochtones du Canada et ils ont été collectés et exposés dans les musées, en plus de servir de matériau de recherche. Ces masques sont en général interprétés par les chercheurs comme une technique de transformation de l'identité, soit par la modification de la représentation, soit par une extinction temporaire de l'identité. Pendant plusieurs années, la chaîne de télévision des peuples autochtones (Aboriginal Peoples Television Network, APTN) a utilisé des masques dans un concours publicitaire pour remettre en question les stéréotypes au sujet des peuples autochtones au Canada et pour informer l'industrie de la télévision canadienne au sujet de ses téléspectateurs. Le concours « Démasquez nos téléspectateurs/Nos téléspectateurs démasqués » a spécifiquement été conçu pour informer et éduquer la communauté des médias, et plus spécifiquement celle des agents publicitaires, au sujet des publics d'APTN. Cet article vise à montrer comment ce concours a servi une fonction que l'anthropologue Arjun Appadurai appelle la « démocratie en profondeur ». Les pratiques de la démocratie en profondeur s'efforcent d'introduire ou de revivifier des principes démocratiques d'une manière qui « évoque les racines, l'ancrage, l'intimité, la proximité et la localisation ». De telles pratiques et la manière de les organiser, comme le fait APTN, sont considérées comme une extension des cultures des peuples autochtones.

    Mots-clés : Hafsteinsson, médias autochtones, démocratie en profondeur, public, diversité, télévision, Hafsteinsson, Indigenous Media, Deep Democracy, Audience, Diversity, Television, Hafsteinsson, medios de comunicación autóctonos, democracia en profundidad, público, diversidad, televisión

  5. 20995.

    Article publié dans Bulletin d'histoire politique (savante, fonds Érudit)

    Volume 27, Numéro 2, 2019

    Année de diffusion : 2019

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    Les initiatives du gouvernement canadien pour favoriser l'adoption du christianisme par les populations autochtones ont été largement documentées et commentées. Par contre, la manière dont celui-ci s'est acquitté de ses responsabilités de tuteur à l'égard des choix et des besoins religieux des Autochtones chrétiens est beaucoup moins connue. Sur ce plan, l'analyse des dossiers administratifs des Affaires indiennes concernant la gestion des lieux de culte chrétiens sur les réserves, entre 1875 et 1940, révèle que les fonctionnaires de l'État ont agi à l'égard des Autochtones et des congrégations religieuses dans le respect des principes constitutifs du mode étatique de gestion du pluralisme religieux alors en vigueur à l'échelle du pays. Tout en adoptant une posture de neutralité envers les congrégations chrétiennes et en s'assurant de préserver l'autonomie à la fois des Églises et de l'État, les fonctionnaires des Affaires indiennes ont respecté non seulement les choix religieux des Autochtones, mais l'égalité des cultes en protégeant, autant que possible, les minorités religieuses chrétiennes. En ce sens, il s'agissait de l'un des rares domaines où les Autochtones semblent avoir bénéficié d'un traitement égal à celui de la majorité des autres Canadiens, bien que dans un cadre tutélaire qui n'était pas dépourvu de contraintes à l'égard de leur capacité de pratique cultuelle.

    Mots-clés : Canada, politique, Autochtones, lieux de culte, réserves, christianisme, XIXe siècle, XXe siècle

  6. 20996.

    Montembeault, Hugo, Deslongchamps-Gagnon, Maxime et Perron, Bernard

    Le jeu vidéo et la notion de montage : se « couper » du cinématocentrisme

    Article publié dans Cinémas (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 2-3, 2018

    Année de diffusion : 2020

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    Cet article s'intéresse aux relations de remédiation entre le cinéma et le jeu vidéo envisagées à travers le prisme du montage cinématographique et des termes utilisés pour le décriree. L'argumentation s'appuie sur une analyse du discours des productions épistémiques de deux communautés francophones spécialisées en jeu vidéo : les universitaires issus des études vidéoludiques et les journalistes principalement regroupés autour de trois revues françaises incontournables, soit Tilt (1982-1994), Génération 4 (1987-2004) et Joystick (1988-2012). S'ensuit une synthèse des analyses réalisées à partir d'un corpus composé de textes portant sur les ponts cinéma/jeu vidéo ou encore sur des jeux réputés pour leur réemploi des codes cinématographiques. La présentation de ce portrait est l'occasion de cerner plusieurs irrégularités sémantiques en ce qui concerne l'usage des notions « clés » liées aux théories du montage (coupe, plan, transition, raccord, angle de caméra, ralenti, cinématique, etc.). À la lumière de tels écarts de signification, la pertinence d'une lecture cinématocentriste des formes d'assemblage du jeu vidéo est remise en question en vertu d'un préjugé d'interprétation donnant préséance à l'aspect audiovisuel au détriment de la jouabilité.

  7. 20997.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 33, Numéro 2, 1988

    Année de diffusion : 2002

  8. 20998.

    Autre publié dans Revue Organisations & territoires (savante, fonds Érudit)

    Volume 32, Numéro 3, 2023

    Année de diffusion : 2023

  9. 20999.

    Article publié dans Culture and Local Governance (savante, fonds Érudit)

    Volume 1, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2008

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    La Seine-Saint-Denis, département industriel et ouvrier, est historiquement une terre d’accueil caractérisée aujourd’hui par sa diversité sociale et sa richesse culturelle. La culture, qui était en banlieue le privilège d’une élite, a connu ces dernières décennies un processus de mutation et intègre désormais la diversité qu’offre les cultures urbaines. Le mouvement de démocratisation de la culture s’est accompagné de projets culturels innovants issus de la dynamique populaire. Ces cultures qui émergent notamment d’une jeunesse créative ont incité les édiles urbains à se rapprocher davantage de la population et à repenser leur approche politique en concevant le culturel comme un marqueur identitaire incontournable du territoire départemental.Manifestations artistiques, événements internationaux et équipements culturels et sportifs de prestige intègrent des réseaux multiples et font l’objet de stratégies partenariales. L’enjeu que constitue l’image négative de la Seine-Saint-Denis oriente les politiques culturelles qui se territorialisent. Le discours et les actions marketing qui participent à la « mise en scène » d’une dimension symbolique obéissent aux représentations du territoire et aux perceptions mentales des acteurs urbains. Le déficit de cohésion sociale dont souffre le département confère en outre aux politiques culturelles un rôle dans la réparation de la « fracture sociale » qui caractérise l’hétérogénéité du territoire séquano-dionysien.

  10. 21000.

    Autre publié dans Nouvelles vues (savante, fonds Érudit)

    Numéro 23-24, 2023

    Année de diffusion : 2024

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    Mots-clés : médiation culturelle, éducation à l'image, cinéma, Québec, témoignage