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101.Plus d’information
L'objet de cet article est de donner une présentation critique de la théorie de la traduction élaborée par Naoki Sakai. Dans la mesure où elle trouve une partie de son inspiration dans des élaborations européennes (en particulier, la pensée poststructuraliste française) tout en prenant pour objet la modernité japonaise, cette théorie constitue en elle-même le lieu d'un dialogue original entre l'Est et l'Ouest. Critique à l'égard des prétentions de domination de l'Ouest autant que des réflexes de mimétisme de la part de l'Est, Sakai inaugure un dialogue où les grandes certitudes métaphysiques laissent place au risque de l'échec pour autant qu'il affecte toute traduction comme toute communication.
Mots-clés : Japon, communication, poststructuralisme, modernité, études culturelles, Japan, communication, post-structuralism, modernity, Cultural Studies
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102.Plus d’information
Nouveaux modèles de négociation, de résolution de conflits et de solutions conjointes de problèmes : rapport général
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103.Plus d’information
RésuméL'étude démontre comment la géographie des transports dans le détroit de Taïwan influence les représentations spatiales de la région. Le contexte de l'étude offre un aperçu de l'évolution des discours politiques tant en Chine qu'à Taïwan. Une analyse des changements dans les réseaux maritimes extra-régionaux et intra-régionaux entre 1990 et 2000 permet de souligner la transformation des espaces maritimes et continentaux de la Chine et de Taïwan. L'interprétation de ces changements démontre l'emboîtement des partenariats entre les transporteurs chinois et taïwanais en termes de réglementations maritimes, participation aux alliances maritimes, sélection de ports d'appel et choix de routes. L'analyse démontre l'influence qu'exerce la géographie des transports sur la géographie politique.
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107.Plus d’information
L’article étudie un corpus d’emballages de feuilles de brick en usage en France entre 1973 et 2015. Par la lecture des emballages, l’auteur fait émerger un récit polyphonique où se détachent à la fois la voix de l’industrialisation de la tradition, qui invente un terroir immigré et un orientalisme populaire, et celle de la gastro-gentrification ou du gastro-libéralisme, qui mettent en scène sédentarisme, certifications morales, traçabilité, culte de l’abondance et plaisir ostentatoire.
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109.Plus d’information
Dans un contexte de rareté croissante du foncier, la question de la mise à disposition de parcelles agricoles est toujours épineuse. Le bail rural, soumis au statut du fermage et hérité des politiques de modernisation de l'agriculture de l'après-guerre, en reste aujourd'hui l'outil essentiel. Conçu pour satisfaire aux exigences de l'activité agricole et de sa modernisation, le bail connait toutefois aujourd'hui une certaine disgrâce aux yeux des propriétaires, qui craignent d'y voir disparaître leurs droits à disposer librement de leur foncier. Dans ce contexte, notre contribution s'interroge sur la légitimité actuelle du bail rural et sur le possible renouvellement des modalités de mise à disposition du foncier. Nous faisons l'hypothèse que celle-ci est facilitée dès lors qu'un projet de mise en valeur agricole est partagé entre les parties – propriétaires et agriculteurs. S'il doit avant tout contribuer à une reconnaissance commune des enjeux et à une meilleure acceptation du bail, ce projet partagé peut également ouvrir la voie à des formes originales, notamment collectives, de mise à disposition du foncier. Nous étayerons notre proposition par l'analyse des actions conduites dans le cadre du programme de reconquête de la châtaigneraie, production agricole emblématique des Monts d'Ardèche. Nous y soulignerons l'importance de l'adhésion, à différentes échelles – du territoire à la parcelle - des acteurs à un projet agricole fédérateur, pour améliorer les conditions de mise à disposition du foncier.
Mots-clés : foncier, bail rural, châtaigne, Ardèche, animation foncière, projet agricole, territoire, land, rural lease, chestnut, Ardèche, agricultural project, territory project
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110.Plus d’information
La filière palmier à huile est une filière rentable et compétitive. Des techniques agronomiques respectueuses de l'environnement existent et offrent un potentiel d'amélioration de la durabilité de la production des palmeraies villageoises. Un développement durable de la filière est donc possible à condition de repenser le schéma de développement actuel afin d'inciter l'implantation d'huileries industrielles de taille moyenne dans des zones de forêts dégradées ou déjà défrichées, où le développement de palmeraies villageoises serait encadré par l'agro-industrie. Pour ce faire, la définition d'un cadre politique adapté est une condition sine qua non pour que la trajectoire du développement de la filière soit durable, c'est-à-dire favorise des modes de production à la fois viables économiquement (amélioration des rendements à l'hectare, lutte préventive contre la fusariose, etc.), équitables socialement (respect du droit des travailleurs, consultation des populations locales, etc.) et protège l'environnement (protection de la biodiversité, atténuation du changement climatique, etc.). L'adaptation des politiques doit s'opérer à deux niveaux : d'une part, au niveau local avec le développement de synergies entre plantations villageoises et agro-industrielles et la garantie de l'accès au foncier pour les populations les plus démunies n'ayant pas les capacités financières nécessaires pour la mise en valeur des terres ; d'autre part, au niveau national avec le renforcement des capacités de l'État et de sa gouvernance afin de mieux faire appliquer les lois et d'insuffler davantage de durabilité aux différents maillons de la filière.
Mots-clés : palmier à huile, palmeraies, agro-industrie, foncier, Cameroun, gouvernance, développement durable, impacts ESG, RSE, palm oil, palm grove, palm industry, Cameroon, governance, sustainable development, ESG impacts, CSR