Documents repérés
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281.Plus d’information
RésuméA l'instar de la plupart des sociétés occidentales, le Canada fait présentement face à des questionnements sociétaux fondamentauxqui ont amené l'État à se pencher sur ce qu'il semble percevoir comme un problème de cohésion sociale de même quesur les paramètres actuels de la citoyenneté. Le texte tente de faire la lumière sur certaines des réponses que l'État canadienapporte à ces questionnements. À travers une analyse de ses pratiques et de ses discours récents en matière de gestion de ladiversité nationale et culturelle, il appert que loin d'assouplir les critères et les normes de citoyenneté, ce que certaines revendicationsidentitaires préconisent souvent, l'État canadien choisit plutôt de reconduire et de resserrer les notions et les idéauxqui ont traditionnellement servi de fondements à l'image convenue qu'il véhicule de la communauté politique canadienne.
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282.Plus d’information
Le Conseil des sciences du Canada (1966-1992) est une agence qui fournit des recommandations au gouvernement fédéral tout en conservant un certain degré d'autonomie. Au cours de son existence, le Conseil privilégie l'intervention de l'État en matière scientifique. À la fin des années 1970, son attention se tourne vers les politiques industrielles en préconisant une ‘politique transformative' nationaliste se justifiant par la défense de la « souveraineté technologique ». L'analyse de ses recherches et recommandations, et des controverses suscitées, révèle que la lutte du Conseil contre les nouvelles tendances politiques s'effectue en parallèle aux transformations des perceptions publiques concernant la fonction sociale du gouvernement canadien. Sa dissolution en 1992 symbolise la réorientation d'une approche aux politiques privilégiant la direction de l'État vers celle du marché. Cet article examine la philosophie du Conseil et son histoire au sein de deux contextes plus larges: le débat politique concernant le continentalisme canadien et l'évolution conceptuelle de la science, la technologie et l'innovation et de leurs perspectives futures.
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284.Plus d’information
Historiquement, les relations entre le Canada et l'Union européenne (UE) ont peiné à dépasser un cadre partenarial fondé uniquement sur un intérêt commercial mutuel. Récemment, les deux parties ont ratifié un Accord économique et commercial global et un Accord de partenariat stratégique dans l'espoir de renforcer ce partenariat. À la lumière de ces évolutions, cet article aborde deux questions : à quels défis l'UE est-elle confrontée dès lors qu'il s'agit d'affermir ses liens stratégiques avec le Canada ? Dans quelle mesure les perceptions des acteurs locaux corroborent-elles le discours officiel selon lequel l'UE et le Canada sont des partenaires stratégiques fiables ? À partir d'une analyse de trois groupes d'acteurs – médias de la presse écrite, opinion publique, élites – l'article met l'accent sur trois défis qui se dressent face au renforcement de ce partenariat : la présence fondamentale des États-Unis dans le paysage économique et politique canadien, l'impact négatif des crises vécues par l'UE au tournant des années 2010, et la difficulté pour les Européens à diffuser un message clair à un régime politique divers et multiniveaux comme le Canada.
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285.Plus d’information
L'Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des États-Unis d'Amérique pour la coopération en matière d'examen des demandes de statut de réfugié présentées par des ressortissants de pays tiers (Entente sur les tiers pays sûrs) fait l'objet de nombreuses critiques. Signé dans l'objectif de contrer la recherche du meilleur pays d'asile (asylum shopping), l'Entente sur les tiers pays sûrs empêche les demandeurs d'asile qui ont transité par les États-Unis ou le Canada de présenter une demande d'asile dans l'autre pays, sous réserve de certaines exceptions. Le fait que l'Entente sur les tiers pays sûrs ne s'applique qu'aux points d'entrée situés à une frontière terrestre a entraîné une augmentation des entrées irrégulières au Canada, en particulier depuis 2017. Dès son adoption, l'Entente sur les tiers pays sûrs a été soumise à de nombreuses contestations judiciaires. C'est dans ce contexte que les auteurs analysent sa mise en oeuvre en droit canadien et les problèmes que l'entente soulève. Ainsi, les auteurs soutiennent que cette entente est contreproductive, puisqu'elle n'encadre pas efficacement le traitement des demandes d'asile en provenance des États-Unis. De plus, ils présentent l'historique des nombreuses contestations judiciaires relevées à son sujet, dont la dernière décision de la Cour fédérale de 2020 concluant que l'Entente sur les tiers pays sûrs porte atteinte à l'article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés.
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286.Plus d’information
Des années 1960 aux années 1980, des scientifiques canadiens, des gestionnaires de ressources et des experts en informatique ont collaboré à deux entreprises liées: l'Inventaire des terres du Canada (ITC) et le Système d'information géographique du Canada. L'ICA était un vaste projet qui évaluait l'état des ressources clés dans une grande partie du pays, tandis que le SCIG était un pionnier dans l'informatisation des données de l'ICA pour appuyer la prise de décisions concernant l'utilisation des ressources. Éléments fondamentaux de la Loi sur la réhabilitation et le développement de l'agriculture, CLI et CGIS reflètent l'innovation canadienne dans les nouveaux outils de gestion de l'information pour faciliter les objectifs de l'État. Cet article examine la production et les potentialités de CLI et CGIS, et considère l'optimisme renouvelé et les relations de collaboration qui ont émergé de ces deux organisations. Il examine également les préoccupations historiques sur les limites de ces technologies et explore comment CLI et CGIS étaient orientés vers le changement dans l'espace, et non dans le temps. En fin de compte, ces innovations technologiques ont servi à naturaliser les schémas d'inégalité et à normaliser la modernité urbaine-industrielle.
Mots-clés : Canada Land Inventory, GIS, ARDA, rational management, modernity
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289.Plus d’information
L'ampleur du clivage linguistique au Canada se révèle en comparant les attitudes des francophones, des anglophones et des allophones, au Québec et dans le reste du pays, à l'égard de trois dimensions de la vie politique canadienne: identité nationale, orientations partisanes et sentiment envers les Canadiens anglais, les Canadiens français et les Américains. L'écart fondamental distingue les Québécois francophones des non-francophones du reste du Canada. Les sentiments mutuels entre francophones et anglophones ne sont ni très chaleureux ni très froids. Les divisions les plus profondes se manifestent à propos de la place du français. Enfin, l'adoption par le gouvernement du Québec de la loi 178 ne semble guère avoir influé sur les sentiments des Canadiens anglais envers les Canadiens français.
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