Documents repérés
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408.Plus d’information
D'une manière générale, l'essai traite de la vitalité expressive des têtes de Daumier et examine le dessin d'une tête d'expression du British Museum. D'une part, nous rattachons l'origine de l'esquisse à des théories que proposait Lebrun en 1656, et, d'autre part, nous attirons l'attention sur l'influence des trois-cent quatre-vingt-un mascarons, sous les consoles du Pont Neuf de Paris, sur un groupe de dessins de Daumier. Nous retraçons l'histoire des mascarons de leur création, aux alentours de 1606, jusqu'à leurs restaurations de 1816 à 1820 et de 1852 à 1855.
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409.Plus d’information
Le succès commercial du Mercure galant et l'appui financier du Dauphin de France permettent à Jean Donneau de Visé d'investir dans la production de gravures dès 1678. Outre les pièces musicales, énigmes et autres planches de modes, on retrouve dans ce recueil périodique royaliste cinq gravures illustrant des batailles menées dans les colonies antillaises. À partir de ce corpus restreint, cet article interroge les fonctions de l'image et ses modes de pérennisation du règne et réfléchit à la place de la gravure dans le Mercure galant et sur le marché de l'imprimé parisien aux 17e et 18e siècles.
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410.Plus d’information
Banville déclarait dans Odes funambulesques : « Il ne serait pas impossible d'imaginer une nouvelle langue comique versifiée, appropriée à nos moeurs et à notre poésie actuelle, et qui procéderait du véritable génie de la versification française en cherchant dans la rime elle-même ses principaux moyens comiques. » De la peinture de Watteau à sa critique d'art, notre ambition est de montrer comment, pour Verlaine, cette entreprise anachronique et donc ironique qu'est la composition d'une fête galante en plein xixe siècle s'inscrit dans la continuité d'un art identifié comme spécifiquement français et spirituel, mais aussi d'un genre humoristique des arts décoratifs : de Watteau et du xviiie siècle, Verlaine a peut-être moins pris pour modèle la fête galante que la singerie, cette peinture grotesque et rocaille où abondent singes musiciens, singes peintres et singes funambules. En plaçant le singe lascif de « Cortège » au centre d'une étude de Fêtes galantes, nous tentons d'étudier comment Verlaine a rêvé la pratique de la versification française comme la gestuelle comique, équivoque et sensuelle d'un singe funambule. Nous nous efforçons de définir les enjeux secrets de pratiques chères à un poète dont Lepelletier notait la physionomie « babouinesque » : certes la rime mais aussi l'autoparodie, cette manière de se singer soi-même. Nous inscrivons le parti rocaille de Fêtes galantes dans un débat historique contre le modèle hugolien et romantique des héritiers de 1793 : nous érigeons ainsi le singe verlainien en figure du fondement de l'Art pour l'Art, ce qu'Edgar Poe avait appelé « principe poétique ».