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81.Plus d’information
Cet article traite des arguments "auditifs": des arguments dans lesquels des sons non verbaux jouent un rôle central. Il fournit des exemples et explore l'utilisation des sons dans les arguments et l'argumentation. Il soutient que les arguments auditifs ne sont pas réductibles à des arguments verbaux, mais ont une structure similaire et peuvent être évalués en étendant l’application des normes de la logique non formelle d’un bon argument. Je conclus que la compréhension des éléments auditifs d’un argument peut étendre utilement la portée de la logique non formelle et de la théorie de l'argumentation.
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84.Plus d’information
RésuméDans la première section du présent article, mon but est d'extraire le contenu de la thèse de l'indétermination de la traduction, à partir d'une revue de plusieurs formulations de Quine. Je tente d'identifier ce qui est constant et ce qui varie dans celles-ci. Je retiens ce qui est constant comme le coeur de la thèse et je considère ce qui varie comme secondaire. J'arrive ainsi à lire une seule thèse à travers les diverses formulations. Je dois admettre, par ailleurs, que les variations sont suffisamment importantes pour semer la confusion. Dans la deuxième section, je retrace les arguments offerts par Quine en guise de justification de l'indétermination de la traduction. Je rappelle l'évolution de cette argumentation et je montre qu'il y a des variations là aussi : au début, Quine fait surtout appel à son physicalisme et, à la fin, il invoque seulement son behaviorisme. Même si je conclus qu'il ne s'agit pas là d'un changement radical, force est d'admettre que le changement est suffisamment important pour déconcerter plus d'un lecteur. Finalement, dans la troisième section, je montre comment mon interprétation de la thèse de l'indétermination de Quine, si elle est correcte, contribue au débat sur l'asymétrie avec la sous-détermination. Les deux premières sections de l'article permettant de distinguer clairement les arguments épistémologiques du contenu ontologique de la thèse de l'indétermination de la traduction, il devient facile d'admettre l'asymétrie défendue par Quine : l'indétermination de la traduction est une thèse ontologique ; elle ne peut donc pas être confondue avec la sous-détermination, une thèse épistémologique.
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86.
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89.Plus d’information
Hilary Kornblith a critiqué les approches raisonnées de la justification épistémique en se basant sur des recherches psychologiques qui montrent que la réflexion n'est pas fiable. Les êtres humains, semble-t-il, ne sont pas très bons pour identifier leurs propres processus cognitifs et les causes de leurs croyances. Dans cet article, je défends une conception des raisons qui prend en compte ces résultats empiriques et peut éviter les objections de Kornblith. Les raisons, selon ce récit, ne doivent pas être identifiées avec les causes de nos croyances et sont utiles avant tout dans l'argumentation plutôt que dans la réflexion.
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90.Plus d’information
RésuméLes compétences argumentatives des élèves de l'école élémentaire font l'objet d'une étude comparative, et ce, dans deux directions. D'une part, du cours préparatoire au cours moyen, on relève une modification sensible des profils interactionnels, qui se traduit par une augmentation des énoncés prenant en compte les arguments d'autrui, que ce soit pour marquer son accord ou au contraire, pour s'opposer. D'autre part, on s'aperçoit que ces compétences se manifestent plus fréquemment, quel que soit l'âge, quand les élèves sont placés dans une situation qui met en jeu un contenu disciplinaire à apprendre, par opposition à d'autres dispositifs expérimentaux qui leur proposent de simples débats d'opinion.