Documents repérés

  1. 1.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 58, Numéro 3, 2013

    Année de diffusion : 2014

    Plus d’information

    L'intégration de la traduction automatique statistique (TA) aux logiciels de mémoire de traduction (MT) est en train de produire une gamme de technologies de MT/TA qui devraient remplacer dans de nombreux domaines la traduction entièrement humaine. Ce processus ouvre la voie à son tour à une transformation des compétences procédurales des traducteurs. Dans la mesure où les experts non traducteurs peuvent prendre en charge certaines tâches dans certains domaines, on s'attend à ce que les traducteurs s'occupent de plus en plus de la post-édition, sans avoir besoin de connaissances approfondies sur le contenu des textes, et éventuellement avec une insistance moindre sur la compétence dans la langue étrangère. Cette reconfiguration de l'espace traductif l'ouvre aussi aux fonctions productives des bases de données MT/TA, en sorte que l'on ne reconnaît plus l'organisation binaire autour du couple « source » et « cible » : nous avons affaire maintenant à un « texte de départ » accompagné de matériaux également de départ comme le sont les mémoires de traduction autorisées, les glossaires, les bases terminologiques et les propositions qui proviennent de la traduction automatique. Afin d'identifier les savoir-faire nécessaires pour travailler dans cet espace, on a recours ici à une approche « négative » et minimaliste : il faut tout d'abord identifier les problèmes de prise de décision qui résultent de l'emploi de des technologies MT/TA, pour ensuite essayer de décrire les compétences procédurales correspondantes. Nous proposons dix compétences de ce genre, organisées en trois groupes assez traditionnels : apprendre à apprendre, apprendre à accorder une confiance relative et raisonnée aux sources d'information, et apprendre à adapter la révision et la correction aux nécessités de la technologie. L'acquisition de ces compétences peut être favorisée par une pédagogie qui intègre les espaces adéquats pour le cours de traduction, l'emploi transversal des technologies MT/TA, l'autoanalyse des processus traductifs, ainsi que les projets collaboratifs qui font appel aux experts non traducteurs.

    Mots-clés : savoir-faire du traducteur, compétence traductive, formation des traducteurs, technologies de la traduction, post-édition, translation skills, translation competence, translator education, translation technology, postediting

  2. 2.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 60, Numéro 1, 2015

    Année de diffusion : 2015

    Plus d’information

    Comme Austermühl (2001) l'a mentionné il y a plus d'une décennie, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication est un fait accompli dans la vie actuelle des traducteurs. La traductologie a traditionnellement envisagé les technologies comme étant seulement des outils de soutien dans la pratique de la traduction, et les outils des traducteurs n'ont pas bénéficié de considération à titre d'acteurs décisifs de ce domaine. C'est pourquoi leur impact, d'une certaine façon, a été sous représenté dans cette discipline. Nous analysons le rôle joué par la technologie selon plusieurs paradigmes de traduction bien établis (linguistique, fonctionnel, cognitif, sociologique). La plupart des approches et des études en traduction font une distinction, plutôt simpliste et périmée, entre les esprits des traducteurs et les outils qu'ils utilisent. Cet article propose une approche instrumentale des technologies en matière de traductologie. En cela, le fusionnement cohésif et mutuel entre les traducteurs et leurs outils de technologie, spécifiques à un domaine ou génériques, nous mène vers un concept qui dépasse les notions purement linguistiques ou anthropocentriques de la traduction. Un modèle théorique de transhumanisation de la traduction est proposé afin de revisiter des paradigmes traductologiques dans l'ère de la société de l'information. La transhumanisation de la traduction ferme la boucle lancée par la fragmentation et la déshumanisation des premières technologies de traduction, et envisage un futur stimulant, dans lequel les traducteurs emploieront des prolongements technologiques et sociaux d'une manière créatrice et critique.

    Mots-clés : translation paradigms, translation studies, technology, translation tools, trans-humanization, paradigmes de traduction, traductologie, technologie, outils de traduction, transhumanisation

  3. 3.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 45, Numéro 2, 2000

    Année de diffusion : 2002

    Plus d’information

    RésuméToute activité linguistique comprenant l'enregistrement et la transcription de la parole resterait normalement en dehors de la définition, même étendue, de l'interprétation et de la traduction, c'est-à-dire le transfert d'une langue à une autre d'un texte oral ou écrit.Il existe néanmoins un groupe apparemment disparate de langagiers dont le travail consiste à transcrire la parole avant de la transférer dans une deuxième langue. Ce groupe comprend les employés de services d'écoute (qu'on appellera ici " voice linguists "), les procès-verbalistes de l'ONU, les spécialistes des études de marché et les sous-titreurs.L'étude dont il est question dans cet article considère uniquement les "voice linguists " ; elle a été réalisée d'après des témoignages et vise à étudier les processus utilisés ainsi que les compétences qui entrent en jeu dans ce travail. L'étude conclut que ces langagiers ont recours à la déduction ainsi qu'à un processus semblable au déchiffrage des rébus pour surmonter les difficultés de la compréhension orale, puis à une démarche entièrement différente, bien qu'essentiellement fondée sur la traduction, quant à l'expression écrite ultérieure.

  4. 4.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 59, Numéro 2, 2014

    Année de diffusion : 2014

    Plus d’information

    Cet article traite de la situation des traducteurs dans la société slovaque. Il examine qui traduit quoi, comment et quelles sont les circonstances de ce processus. Pour ce faire, il utilise les méthodes quantitative et qualitative de recherche. L'analyse quantitative a été réalisée au moyen d'un questionnaire et d'une analyse de corrélation des données dont les résultats ont ensuite été testés par l'analyse qualitative de 30 traductions faites par 10 traducteurs (trois textes par traducteur). Les conclusions sont ensuite confrontées aux idées des traductologues slovaques et étrangers. L'étude traite de la traduction considérée sous les aspects suivants : communication, processus de traduction, compétences du traducteur, modes d'acquisition de ces compétences (formation universitaire ou expérience pratique) et influence de ces facteurs sur la qualité du résultat. L'étude présente plus particulièrement les résultats obtenus par l'intermédiaire de l'analyse quantitative.

    Mots-clés : translator, competence, formal training, quantitative analysis, Slovakia, traducteur, compétence, formation professionnelle, analyse quantitative, Slovaquie

  5. 5.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 57, Numéro 1, 2012

    Année de diffusion : 2012

    Plus d’information

    Dans l'exercice de leur profession, les traducteurs sont amenés à faire preuve de toute une gamme d'habiletés et à puiser dans différents types de connaissances, mais en y a-t-il de plus importantes que d'autres et quelles sont-elles ? La présente étude vise à examiner l'importance relative des différentes habiletés et connaissances nécessaires aux traducteurs dans le contexte spécifique des organisations intergouvernementales. Une enquête a été effectuée auprès de plus de 300 traducteurs et réviseurs employés à l'interne par plus de 20 organisations intergouvernementales, et parlant au total 24 langues différentes. L'enquête était fondée sur deux questionnaires : le premier portait sur l'importance de différentes habiletés et connaissances, le second, sur celles qui étaient jugées insuffisantes chez les nouvelles recrues. Les résultats ont confirmé que les traducteurs ne pouvaient se contenter de compétences linguistiques. Ils doivent, en plus de posséder des connaissances générales et, dans certains cas, des connaissances spécialisées, faire preuve d'habiletés analytiques, technologiques et relationnelles, et ils doivent savoir effectuer des recherches et bien gérer leur temps. Grâce au recoupement des réponses aux deux questionnaires, une liste pondérée d'habiletés et de connaissances a été dressée, laquelle peut servir de référence pour ajuster les programmes de formation et les procédures d'évaluation lors du recrutement, conformément aux priorités définies de manière empirique. Cette méthodologie devrait également pouvoir s'appliquer à l'identification d'ensembles de compétences dans d'autres professions et contextes, dans lesquels le travail des nouvelles recrues fait l'objet d'une attention particulière, comme dans le cas des interprètes travaillant à l'interne.

    Mots-clés : compétence traductionnelle, habiletés, connaissances, formation, organisations intergouvernementales, translation competence, skills, knowledge, training, inter-governmental organizations

  6. 6.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 61, Numéro 1, 2016

    Année de diffusion : 2016

    Plus d’information

    Cet article examine le concept d'indécidabilité de Jacques Derrida dans la traduction automatique et dans la traduction humaine. Définie comme la condition même de toute possibilité d'action et de décision (Caputo 1997 : 137), l'indécidabilité est la composante structurelle de toute décision. S'appuyant sur le concept de Derrida pour penser la complexité des processus décisionnels à l'oeuvre dans l'acte traductif, cet article explore les zones d'indécidabilité dans les traductions d'un extrait de Traduire au xxie siècle d'Henri Meschonnic (2008). Délibérément choisi pour sa résonance directe avec la notion d'indécidabilité, le commentaire de Meschonnic soutient que, mis à part les traductions automatiques, aucune pratique de la traduction n'est possible sans prise de décision réflexive (Meschonnic 2008 : 60). Les observations traitées dans cet article remettent en question l'opposition homme-machine en traduction en montrant que la programmabilité et l'indécidabilité sont des caractéristiques communes à la traduction automatique et à la traduction humaine. Cette étude semble ainsi indiquer que, comme condition préalable à toute prise de décision éthique, l'incertitude doit être développée au sein même des systèmes de traduction automatique et qu'une formation approfondie des traducteurs aux technologies de la traduction est indispensable pour un usage responsable de la traduction automatique.

    Mots-clés : indécidabilité, traduction automatique, réflexivité, traductologie, traductique, undecidability, machine translation, reflexivity, translation studies, CAT