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  1. 2741.

    Article publié dans Revue de psychoéducation (savante, fonds Érudit)

    Volume 43, Numéro 1, 2014

    Année de diffusion : 2019

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    Le présent article découle du constat que le lien entre la pauvreté économique et la négligence parentale n'est pas toujours positif, contrairement à ce que certaines études avancent. Il présente les résultats d'analyses quantitatives et qualitatives visant à explorer les caractéristiques influençant le lien entre la pauvreté et la négligence dans les territoires de CLSC du Québec. Une méthode mixte a été utilisée. Des analyses par regroupements (cluster analysis) et des analyses de variance simples (ANOVA) ont permis de déterminer trois groupes de territoires qui se distinguaient surtout par rapport à la pauvreté et aux pourcentages de familles monoparentales, de familles nombreuses et de grande mobilité géographique. Le regroupement qui présentait les moyennes les plus élevées de négligence et de pauvreté a été retenu pour des analyses qualitatives car étonnamment la pauvreté et la négligence montraient une relation négative. Des intervenants de trois territoires défavorisés contrastés sur la négligence (Parc Extension, Centre-Sud et Hochelaga-Maisonneuve) ont été interrogés sur leurs perceptions du territoire dans lequel ils travaillaient, les individus y habitant, son climat et les situations de négligence. Les trois territoires se ressemblaient au plan du processus d'intervention mais se distinguaient sur certaines caractéristiques du territoire et des individus, qu'ils soient ou non aux prises avec la négligence. Les résultats obtenus ont permis de dégager des pistes d'interprétation quant à la variation du lien entre la négligence et la pauvreté. Les forces et les limites méthodologiques ainsi que les implications de ces résultats sur la recherche et l'intervention sont aussi discutées.

    Mots-clés : négligence parentale, pauvreté, méthode mixte, multiethnicité, signalements, child neglect, poverty, mixed method, multiethnicity, reports

  2. 2743.

    Article publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 19, Numéro 1-2, 1992

    Année de diffusion : 2020

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    Le Chant de l'alouette, représentant une jeune paysanne dans les champs, à l'aube, fait l'objet d'une histoire remarquable depuis sa première apparition au Salon de 1885. Peinte en 1884 par Jules Breton, peintre renommé de la vie rurale française, l'oeuvre fut achetée par un entrepreneur de Chicago, Henry Field, peu de temps après avoir été montrée au public français. Exposé par la suite à l'Exposition universelle de Columbia en 1893, le tableau fut acquis par l'Art Institute de Chicago en 1917. Dans le contexte américain, ce tableau de Breton fut l'objet d'un engouement populaire inhabituel et fournit à Willa Cather le titre de son roman bien connu de 1915, The Song of the Lark. Il fut aussi choisi comme l'oeuvre d'art la plus populaire aux États-Unis lors d'un sondage effectué par un journal de Chicago en 1934. De récentes analyses historiques à caractère révisionniste, vouées à la réévaluation d'artistes français marginalisés par le canon avant-gardiste du modernisme, ont eu tendance à célébrer le choix par Breton d'un sujet à caractère national et ont insisté sur les racines paysannes de l'artiste et sur le fait qu'il avait maintes fois déclaré sa « sympathie » pour la vie rurale. La présente étude propose cependant une lecture différente de l'oeuvre de Breton en évaluant les moyens par lesquels une telle représentation académique du paysan pouvait véhiculer des notions essentiellement conservatrices de la vie rurale. Les interprétations du Chant de l'alouette offertes par les critiques du Salon de 1885 sont utilisées comme porte d'entrée pour cette analyse. Ce que ce discours critique souligne, c'est que les spectateurs de 1885 étaient encouragés à lire l'image de Breton selon les termes d'un ensemble de stéréotypes qui définissait le paysan sous la forme d'un « autre » sur le plan intellectuel et « racial » par rapport au citadin moderne.Représentée en termes de liens à la terre et aux saisons, à la tradition religieuse et au passé primitif de la Gaule, la représentation de la jeune moissonneuse à l'aube servait à affirmer une construction mythique particulière de la vie rurale persistant toujours dans le « présent moderne » des années 1880. Dans l'arène publique des Salon des débuts de la Troisième République, le Chant de l'alouette réaffirmait ainsi la tradition et le passé sur plusieurs plans. Alors que les associations narratives et le mode stylistique du tableau constituaient une réplique aux stratégies « dé-familiarisantes » de l'avant-garde impressionniste qui lui était contemporaine, la représentation de la paysanne et sa faucille offrait aussi une forme de défi visuel aux représentations du paysan qui étaient alors mises de l'avant, durant les années 1880, par le nouveau gouvernement républicain qui cherchait à apporter des réformes et à moderniser les campagnes.

  3. 2744.

    Article publié dans Cahiers de géographie du Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 64, Numéro 181-182, 2020

    Année de diffusion : 2022

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    Dans cet article, nous analysons dans quelle mesure la nuit peut être observée comme un espace-temps qui modifie et façonne l'accès et l'expérience de la ville. En ce sens, la pratique de l'espace urbain nocturne par les femmes nous renvoie-t-elle à une absence du droit à la ville ? Peut-on parler d'un droit à la ville nocturne si on adopte une approche de genre ? Pour répondre à ces questions, nous présentons les cas de deux quartiers mexicains : Santa Anita (Puebla) et Santo Domingo de los Reyes (Ciudad de México). Notre recherche a nécessité différentes méthodes d'enquête : un travail d'observation, des balades nocturnes et la réalisation d'entretiens semi-dirigés avec des personnes habitant les deux quartiers. Dans les deux études de cas, nous nous questionnons sur la réalité de l'accès au droit à la ville nocturne, notamment pour les femmes. Nous analysons aussi les pratiques et les services nocturnes informels propres aux contextes locaux, permettant une pratique nocturne de la ville aux personnes qui habitent et utilisent ces espaces urbains.

    Mots-clés : Nuit, droit à la ville, genre, pratique quotidienne, Night, right to the city, gender, daily practices, Noche, derecho a la ciudad, género, práctica diaria

  4. 2745.

    Article publié dans Cygne noir (savante, fonds Érudit)

    Numéro 2, 2014

    Année de diffusion : 2022

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    Dans le domaine cinématographique, la métaphore du miroir trouve dans les mots de Maurice Merleau-Ponty l'un des plus précieux soutiens herméneutiques, surtout en ce qui concerne l'explicitation de la relation « chiasmatique » des individus avec eux-mêmes et avec le monde autour d'eux. L'image cinématographique nous permet de déchiffrer et de prélever, comme si on était face à un miroir, les individus et leurs modes d'agir. Mais le cinéma n'est pas que l'espace de la duplication par lequel le spectateur prend conscience de sa propre subjectivité et de son corps en tant qu'objet ; la métaphore spéculaire met également en avant certains traits de l'échange transtextuel et des mécanismes qui lui sont sous-jacents, tout en diffusant ses propres capacités dioptriques sur un plan dialogique, dans un jeu de renvois et reflets autotextuels assez complexe. J'analyserai ici le phénomène de l'autocitation cinématographique en m'appuyant sur les principaux chapitres de la filmographie de João César Monteiro (1939-2003), dont l'oeuvre se caractérise par la pratique systématique des différentes stratégies appartenant au domaine de l'autoréflexivité. En ce qui concerne l'étude des occurrences autoréférentielles, j'identifierai plusieurs sous-articulations intertextuelles, soulignant la mise en abyme et ses modalités réflexives spécifiques. En effet, le but de cet article est de faire une analyse sémiotique des différentes stratégies par lesquelles l'autoréflexivité se manifeste, afin que je puisse délimiter une casuistique sommaire de ses manifestations filmiques, essayant de dévoiler la duplicité, les stratifications sémantiques et la réversibilité spéculaire de l'image autoréférentielle qui se voit soi-même tandis qu'elle voit autre chose.

  5. 2746.

    Article publié dans Éducation et francophonie (savante, fonds Érudit)

    Volume 30, Numéro 2, 2002

    Année de diffusion : 2021

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    Cet article comporte deux parties interdépendantes. Dans l’introduction à la première partie, l’éducation à la citoyenneté démocratique dans une perspective planétaire (ÉCDPP) est définie comme cadre de la pédagogie de la conscientisation et de l’engagement (PCE). Un portrait synthèse des défis multiples et complexes posés par la modernité sur les plans humain, social et environnemental est présenté avec, en contrepartie, un portrait des richesses ou des forces qui s’activent pour relever ces défis. Une réflexion sur l’importance d’une ÉCDPP sert d’introduction à une analyse des facteurs qui font que l’éducation mène souvent à des types de conscience qui ne permettraient pas de résoudre les problèmes contemporains et à une réflexion sur l’importance d’une éducation qui conduirait à une conscience ou littératie critique ainsi qu’à un sens éthique de responsabilité à l’égard de ces problèmes. La deuxième partie porte sur la définition et la description de la pédagogie de la conscientisation et de l’engagement proprement dite. Les termes « conscientisation », « engagement » et « PCE » y sont définis ainsi que la transversalité des objectifs et les critères de classification des contenus de conscientisation abordés. Suivent une description des caractéristiques de la PCE et une analyse des obstacles à la conscientisation critique. En guise de synthèse, sont mis en relief les limites et les risques de la PCE ainsi que ses apports potentiels à la personne et à la société.

  6. 2747.

    Article publié dans Recherches amérindiennes au Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 34, Numéro 2, 2004

    Année de diffusion : 2021

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    Au cours des dernières décennies, on a observé au Mexique un important mouvement de conversions d’autochtones à diverses Églises protestantes, généralement de la mouvance pentecôtiste. Les chercheurs ont interprété fort diversement cette tendance : certains y voient une perte de l’identité amérindienne sous la pression de forces externes (p. ex. Hvalkof et Aaby), d’autres, une redéfinition, voire un renforcement de cette identité dans un contexte de modernité (Bastiat). Les données recueillies dans la montaña du Guerrero (Mexique) suggèrent que la conversion est l’une des options ouvertes dans un vaste processus de décomposition/recomposition des identités autochtones dans la région.

  7. 2748.

    Article publié dans Recherches amérindiennes au Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 35, Numéro 1, 2005

    Année de diffusion : 2021

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    Cet article montre en quoi un libéralisme démocratique ouvert de type 2, formule proposée par Charles Taylor et Michael Walzer, pourrait en partie permettre la reproduction des cultures des peuples autochtones au sein de la fédération de l’État-nation canadien. Cependant, à partir d’exemples tirés d’une tradition autochtone canadienne, il révèle que ce libéralisme de type 2 est quand même incapable de promouvoir certains traits culturels amérindiens fondamentaux lorsque ceux-ci reposent sur une éthique qui diverge de celle de la société dominante. De ce point de vue, même le libéralisme de type 2 constitue donc, lui aussi, une entrave à la démocratie culturelle mondiale. À ce terme, tenant compte du caractère culturel de la moralité propre aux démocraties libérales, il démontre en quoi les droits de l’homme, que l’on présente comme la base de toute démocratie, ne sont pas culturellement neutres et reposent en fait sur une définition univoque de la vie juste, définition qui à son tour conduit à l’ethnocentrisme.

  8. 2749.

    Article publié dans Recherches amérindiennes au Québec (savante, fonds Érudit)

    Volume 35, Numéro 1, 2005

    Année de diffusion : 2021

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    Les relations entre les Atikamekw et les colons canadiens en Mauricie entre 1870 et 1910, encore peu étudiées, ont engendré trois phénomènes sociaux et culturels d’importance. D’abord, une certaine forme de cohabitation existait entre les deux groupes, des Atikamekw pouvant habiter dans les villages de colonisation pendant une certaine période. Il y avait également du métissage entre eux, le plus souvent des employés des postes de traite qui s’unissaient avec des femmes autochtones. Enfin, le contact avec les autochtones a participé à la différenciation des colons du front pionnier mauricien d’avec les gens de leur lieu d’origine, la vallée du Saint-Laurent. Cet article montre la nécessité d’étudier ces phénomènes, malgré les difficultés liées à l’imprécision des sources et à la fluidité du concept de « métis » dans l’est du Canada.

  9. 2750.

    Article publié dans VertigO (savante, fonds Érudit)

    Volume 20, Numéro 3, 2020

    Année de diffusion : 2021

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    Depuis 2014 et la découverte inattendue de pépites dans la partie saharienne du Niger, une course enfiévrée vers la recherche de l'or mobilise des dizaines de milliers de nomades, de ruraux et d'urbains, devenus orpailleurs et venant aussi bien du Niger que des pays voisins ou plus lointains. Brusque, massive et cosmopolite, mais aussi mouvante, parfois violente et située dans les confins peu ou pas habités, l'exploitation de l'or est largement informelle, c'est-à-dire souvent considérée comme illégale mais tolérée. Artisanale au départ, elle devient de plus en plus mécanisée, voire industrielle. Cet article a pour objectif d'analyser le développement spectaculaire de l'orpaillage au nord du Niger pour en dresser un premier bilan provisoire six ans après son déclenchement et surtout de faire ressortir les principaux enjeux à venir. Notre analyse est issue de plusieurs missions d'enquêtes sur le terrain en 2018 et 2019, à la rencontre des différents acteurs de cette ruée extractive. Contrairement à l'exploitation d'autres ressources minières comme l'uranium, celle de l'or a la particularité d'être très peu accaparée à la fois par les firmes minières multinationales, mais aussi encadrée par l'État, en grande partie dépassé et prudent. Notre approche envisagera la ruée comme un cas exemplaire de mise en place d'un système de prédation de la ressource complexe, mobile et évolutif, exercée par des acteurs multiples. Nous aborderons les transformations des mécanismes de régulation informelle et concertée entre les acteurs qui ont eu lieu au cours de différentes phases de la ruée que nous qualifierons. Si cette ruée produit des changements sociaux, économiques et politiques majeurs dans un espace saharien particulièrement instable, nous évoquerons aussi les effets environnementaux et sanitaires. Car cette ruée est symptomatique de ce qui se passe à une échelle plus vaste et selon des logiques similaires au Sahara et au nord du Sahel, où s'est diffusée depuis une dizaine d'années une vaste nébuleuse pionnière d'exploitation de la ressource aurifère depuis les rives de la mer Rouge jusqu'à l'Atlantique. De façon plus générale, les différents traits caractéristiques du développement spectaculaire de l'orpaillage au nord du Niger que nous mettrons en exergue, en font une ruée vers l'or comparable à certains points de vue et à un certain degré au modèle du genre californien du milieu du XIXe siècle. Sans avoir l'ambition trop générale de caractériser les traits communs à toute ruée vers l'or, nous proposerons néanmoins quelques pistes de réflexion en ce sens, en distinguant notamment trois phases des ruées vers l'or à partir du cas du Sahara nigérien contemporain.

    Mots-clés : ruée vers l'or, orpaillage, extractivisme, front pionnier, Niger, Sahara, gold rush, gold mining, extractivism, pioneer front, Niger, Sahara