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192.Plus d’information
La matérialité de l'image cinématographique fait du cinéma un « art » du présent. Le cinéma, institutionnalisé en tant qu'art narratif (ou antinarratif chez les avant-gardes), s'est donné la possibilité de représenter le passé. Mais quand le cinéma résiste au modèle littéraire et explore sa matérialité, un temps différent se produit dans les images, qui met en question la linéarité et la dialectique de l'histoire occidentale. Dans ce texte, l'auteure prend en considération la problématique du temps chez le metteur en scène italien Pasolini. En particulier, elle essaie de montrer comment son « retour au mythe » est, en effet, la voie vers la production d'une temporalité où « préhistoire » et « histoire » ne s'organisent plus sur une ligne horizontale ni verticale. Mythe et histoire coexistent en se contaminant et en dramatisant, en même temps, la rupture qui les sépare. Le travail de Pasolini est particulièrement intéressant dans ses films « tiers-mondistes » (de Oedipe Roi à Notes pour une Orestie africaine, à La Trilogie de la vie, etc.). Par la technique audiovisuelle, ils mettent en scène la médiation entre culture occidentale et autres cultures, et critiquent l'idée de développement et de progtès et, partant, d'un temps linéaire et universel.
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193.Plus d’information
Cet article compare les oeuvres et les carrières de Léon l'Africain, géographe marocain originaire de Grenade, et du Morisque Ahmad al-Hajarî, et examine leurs contributions respectives à la littérature de voyage et au développement des études orientales en Europe.
Mots-clés : Jean Léon l'Africain (v. 1490- v. 1554), Ahmad al-Hajarî (1569 ou 70 – après 1640), Orientalisme, littérature de voyage, Morisques, écrivains marocains, Leo Africanus (ca. 1490-ca. 1554), Ahmad al-Hajarî (1569 or 70 – after 1640), Orientalism, travel literature, Moriscos, Moroccan writers, Juan León el Africano (ca. 1490-ca. 1554), Ahmad al-Hajarî (1569 o 70 – después de 1640), orientalismo, literatura de viajes, Moriscos, escritores marroquí
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194.Plus d’information
Nikolski de Nicolas Dickner est un roman d'apprentissage où l'émancipation et l'autodétermination des trois protagonistes sont motivées par l'absence de liens familiaux. Comme les processus d'émancipation de ces personnages non stéréotypés sont essentiellement déterminés par les lieux où ils s'aventurent, cet article se concentre sur l'étude de ces lieux qui se présentent comme des espaces de l'entre-deux, où l'inconnu et le familier se rencontrent, et qui donnent lieu à des rendez-vous inattendus qui changent le cours de la vie des personnages. La notion de zone de contact, qui permet l'étude approfondie des effets créés par les lieux liminaires et les rencontres entre les personnages, se trouve à la base de cette analyse.
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195.Plus d’information
Dans cet essai, l'auteur cherche à préciser les contours de la sensibilité religieuse québécoise contemporaine à l'aide d'une analyse de deux oeuvres artistiques : le film La neu-vaine (2005) de Bernard Émond et Bureaux (2003), pièce de théâtre d'Alexis Martin. Il voit dans ces dernières une expression de l'inquiétude née du désenchantement spirituel que connaît le Québec post-Révolution tranquille. Une attention particulière est portée au vide laissé par la disparition à la fois sociale et culturelle du catholicisme qui fut dans le passé un lieu fort de l'identité culturelle canadienne-française. Ce vide est comblé par la « religion thérapeutique » qui, sous ses diverses formes, domine la religion traditionnelle et tend à confondre la quête spirituelle et le confort psychologique. Face à cette situation, seule l'oeuvre d'art semble en mesure de poser à nouveau la question de la transcendance dans toute sa radicalité.
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196.Plus d’information
Cet article étudie le parcours d'Henri de Ste Gême, un réfugié de Saint-Domingue, dans l'espace atlantique entre 1769 et 1842. Ce militaire français d'origine sera au coeur des Révolutions française et haïtienne et ses activités reliées à la flibusterie, à la contrebande ainsi qu'au négoce l'amèneront autant à Cuba qu'à La Nouvelle-Orléans. Son arrivée en 1809 en Louisiane s'inscrit dans un grand mouvement migratoire, puisque plus de 10 000 réfugiés saint-dominguais immigrent cette année-là. Ste Gême sera notamment reconnu pour être un financier des corsaires Lafitte, et sa participation à la Bataille de La Nouvelle-Orléans lui vaudra les félicitations du Général Andrew Jackson. Ste Gême quittera définitivement La Nouvelle-Orléans en 1818 pour retourner en France avec son épouse, laissant derrière lui trois enfants illégitimes ainsi qu'une habitation prise en charge par des amis.
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199.