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371.Plus d’information
L'objectif de cet article est de tracer un portrait du contexte social de l'actuelle transition et de ce qui est en voie d'émergence et qui lance un défi tant à la sociologie présente qu'à celle des prochaines décennies. Le but est de montrer qu'il y a un changement qualitatif, un passage de la modernité à non pas la postmodernité, mais à une autre forme sociohistorique de rapports sociaux, la « conscientivité ». Pour ce faire, l'auteur analyse quatre tendances sociohistoriques : l'évolution du rapport objectivation-subjectivation; l'évolution du rapport capital-sujet; la transformation du rapport identité-solidarité; et, finalement, le changement du système de valeurs. La thèse que soutient l'auteur est que l'actuelle transition concerne simultanément la possibilité et la nécessité de passer à l'ère de la conscientivité, mais que la probabilité de ce passage est remise en question en raison de la possibilité d'une reproduction élargie du capitalisme qui, ainsi, pousserait ses caractéristiques structurales à un haut degré d'exacerbation, niant totalement la légitimité et la primauté du sujet. La première section est consacrée à la question de la structuration génétique de la situation de transition que l'auteur aborde à travers la dialectique de l'objectivation-subjectivation. Sont ensuite examinés trois modes d'objectivation (celui de la production des objets matériels, celui de la production des objets non matériels et celui de la production des objets intelligents) et leurs conséquences sur le développement des possibilités de subjectivation. Les deux sections suivantes s'intéressent à la problématique de la continuité capitaliste, de ses discontinuités (phases longues d'expansion) et de l'épuisement de la modernité. Après avoir indiqué comment la continuité est brisée par des causes endogènes dues à l'incessant affrontement entre les logiques du Capital et du sujet, l'auteur fait état du développement de la crise du mode de régulation fordien-keynésien, en s'attardant aux causes et aux conséquences de la guerre déclarée par le Capital au sujet, à l'incidence sur la forme de la crise de l'épuisement de la capacité d'absorption de la sphère de la consommation et, finalement, à la croissance des possibilités et moyens d'individuation à travers le déploiement des modes de vie fordien puis fordien-keynésien. La troisième section porte sur la possibilité de passer à un nouveau mode de régulation, la régulation discutée-programmée, qui faciliterait un passage à la conscientivité. Y sont abordées successivement les problématiques suivantes : le surgissement du nouveau paradigme technoéconomique, la programmation, et d'un nouveau mode d'aliénation; la transformation du rapport de concurrence; l'émergence de la forme discutée-programmée de régulation à l'échelle mondiale; la durée de la transition compte tenu de l'allure « irraisonnable » que prend la domination du Capital. Dans la quatrième partie du texte, il est question de la transformation des rapports identitaires et de la forme de la solidarité ainsi que du rôle de la volonté du sujet et de la conscience dans cette transformation. Dans la dernière partie, l'auteur s'emploie à montrer la nécessité de passer à un système de valeurs qui transcende les déterminismes des donnés originaux. En conclusion, l'auteur rassemble un certain nombre de remarques afin de définir la conscientivité.
Mots-clés : modernité, capitalisme, transition, conscience, phases longues d'expansion, identité, solidarité, sujet, objectivation, mode de régulation, modernity, capitalism, transition, awareness, long expansion phases, identity, solidarity, objectification, mode of regulation, modernidad, capitalismo, transición, conciencia, fases largas de expansión, identidad, solidaridad, sujeto, objetivación, modo de regulación
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373.Plus d’information
RésuméCet article s'intéresse au mouvement no code, qui offre la promesse d'une démocratisation de la création logicielle et plus largement de la société. Nous tenterons ici d'aller au-delà de ce mythe technophile déterministe en adoptant une perspective co-évolutionniste permettant d'appréhender les relations récursives entre objets techniques et formes organisationnelles et de préciser les opportunités et contraintes dont sont porteuses ces technologies en matière de qualité du travail et de qualité de vie au travail. L'article s'appuie sur une étude de terrain exploratoire menée dans une entreprise de conseil spécialisée dans les transformations numériques qui témoigne d'importantes évolutions organisationnelles à la suite de l'intégration des outils no code : les métiers techniques et créatifs s'hybrident, favorisant les collaborations intra et intermétiers. Or, si ces effets organisationnels parviennent à s'actualiser au sein de cette entreprise, c'est aussi que cette dernière représente un terrain social propice où les silos organisationnels sont volontairement déstructurés, le management peu présent, et où l'organisation promeut l'autonomie des salariés. L'exemple de cette structure particulière révèle ainsi la profonde co-évolution des objets techniques et des formes organisationnelles, qui se façonnent mutuellement plus qu'elles ne se déterminent unilatéralement. Par ailleurs, ces effets organisationnels « positifs » s'accompagnent également d'autres effets non désirés et déstabilisateurs pour l'organisation et les acteurs en place. Le déploiement des plateformes no code peut tout d'abord se heurter à la réticence des développeurs qui perçoivent dans ces outils une menace quant au pouvoir dont ils jouissent traditionnellement dans la création de logiciels. La reconfiguration organisationnelle dont sont potentiellement porteurs ces outils perturbe ainsi les cultures métiers et les jeux d'acteurs en place, des turbulences qu'il ne faut pas sous-estimer lors de leur implantation.Les outils no code ne sont pas pour autant accessibles à tous : ils sont avant tout mobilisés par des « bidouilleurs » curieux, dotés d'une forte appétence pour le numérique et d'un minimum de compétences techniques, avec le risque de recréer une division entre concepteurs et simples utilisateurs. Qui plus est, la facilité apparente de leur usage fait courir le risque de sous-estimer la complexité des projets no code et d'ainsi générer des produits logiciels dysfonctionnels, mais également un sentiment d'abandon dans les équipes de travail. PrécisCet article s'intéresse au mouvement no code, qui connaît actuellement un fort engouement, et à ses impacts sur les activités professionnelles et l'organisation du travail. À contre-courant des approches déterministes postulant une relation unidirectionnelle entre objets techniques et formes organisationnelles, nous proposons d'adopter un cadre d'analyse co-évolutionniste où ces dimensions s'influencent réciproquement selon des boucles récursives continues. À partir d'une recherche exploratoire menée dans une entreprise de conseil en transformation numérique, nous tenterons d'exposer ce mouvement co-évolutionniste et, à travers lui, les opportunités et contraintes dont sont porteurs ces outils en milieu professionnel. Ces constats nous permettront de nuancer les discours utopistes qui accompagnent le développement de ces technologies, mais également d'apporter davantage de précisions au sujet des conditions à réunir pour assurer leur implantation durable.
Mots-clés : Plateformes no code, démocratisation numérique, impacts organisationnels, déterminisme technique, co-évolution, no code platforms, digital democratization, organizational impacts, technical determinism, co-evolution
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375.Plus d’information
Dans le contexte actuel d’urbanisation névrotique, traversé par des conflits liés au pluralisme, les animateurs adoptent une approche de démocratie culturelle. Mais cette perspective favorable à l’épanouissement culturel des communautés peut-elle s’appliquer en milieu rural ? En effet, aussi bien dans les pays développés que ceux du Sud, un système informel se développe parfois loin des centres urbains à côté du système officiel d’éducation qu’est l’école. La création des foyers de jeunesse, des centres d’animation, des complexes sportifs et autres, contribue au développement des individus et des communautés dans ces localités. Cette perspective exige de réhabiliter le rôle de l’animateur, trop souvent réduit à celui d’amuseur public. L’animation doit pouvoir s’ériger en un vaste champ de créativité. Elle consiste à co-créer avec les individus, les groupes et les communautés des activités de loisir susceptibles d’améliorer la structure cognitive, morale, psychologique et physique des participants. L’animation doit être un facteur de rapprochement.
Mots-clés : animación, sociocultural community development, animation, pluralismo, pluralism, pluralisme, urbano/rural, urban/rural, urbain/rural, creativity, créativité, creatividad, loisir, ocio, leisure
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376.Plus d’information
Les regroupements professionnels, comme outil démocratique de formation et de développement professionnel, sont inspirés de la méthode des cercles de qualité introduite dans les entreprises privées qui utilise la gestion participative comme moyen de développement des ressources humaines. Cette méthode appliquée aux systèmes comme les centres de services sociaux comporte des aspects intéressants et s'avère d'une certaine efficacité pour la formation et l'évolution professionnelle. Elle fait cependant face aux règles et aux jeux de rivalité présents dans les organisations de travail.
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377.Plus d’information
L'auteur, cartographe-géographe, s'est proposé trois objectifs :— un essai de géographie psychologique sur les images mentales régionales, se rattachant à la géographie du comportement ;— un essai méthodologique utilisant quelques procédés simples de statistique descriptive.— une recherche sur la transmission comparée d'informations par procédés graphiques et par procédés statistiques.Les données utilisées ont été recueillies à l'aide de 75 questionnaires à quatre voletsconcernant un Québécois, un Torontois, un Français, un citoyen des Etats-Unis. Malgré la faiblesse numérique des échantillons, des représentations régionales contrastées ont pu être dégagées.
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379.Plus d’information
La diffusion de la gestion des compétences permet aujourd'hui d'analyser la manière dont elle est utilisée par les salariés (Gilbert, 2003). Cet article montre que l'analyse des usages imprévus des instruments de gestion des compétences permet de mieux comprendre leur dynamique. L'analyse empirique est centrée sur le cas d'une entreprise pétrochimique qui rémunère les compétences depuis 10 ans. Un instrument de gestion est composé d'éléments hétérogènes articulés. Les usages imprévus affaiblissent cette articulation. Ils constituent donc un élément d'explication de la trajectoire de l'instrument de gestion.
Mots-clés : Gestion des compétences, usage imprévu, dynamique, rémunération, instrument de gestion, Competency management tool, unexpected use, dynamics, compensation, Gestión de competencias, usos imprevistos, dinámica, remuneración, herramienta de gestión
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