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1792.Plus d’information
RÉSUMÉL'oeuvre de Pinel a donné lieu à des évaluations tout à fait contradictoires : certains, comme Pierre Pichot, Kavka, Zilboorg et Gladys Swain ont estimé, en effet, que Pinel n'avait pas été sensible à l'influence de la psychologie « sensualiste » et « associationniste »; Pichot et Zilboorg pour en conclure que ce que souhaitait Pinel, c'était en fait une psychiatrie sans psychologie ; Kavka et Swain pour en déduire l'opposé. Mon intention est de montrer brièvement : l) que dans l'esprit de l'Idéologie il n'y a pas fondamentalement de contradiction entre le physiologisme organiciste (Cabanis) et la psychologie associationniste (Locke, Condillac, Destutt de Tracy), ce qui explique la coexistence du traitement médical et du traitement moral chez Pinel dans le traitement des maladies mentales, y compris la folie raisonnante ; 2) que l'influence de Condillac (en particulier du Traité des sensations et du Traité des animaux) sur Pinel est beaucoup plus grande qu'on ne le croit généralement ; et 3) que Pinel a décidément bien peu à voir avec la psychanalyse.
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1793.Plus d’information
RésuméDans les échelles d'appréciation de la qualité scientifique des recherches, les essais randomisés contrôlés (ERC) figurent en haut de la liste. En termes de crédibilité, dans le courant des pratiques fondées sur des données probantes (Evidence Based Practice [EBP]), les résultats qu'ils obtiennent ont la priorité sur les autres. Les recensions Cochrane, qui portent généralement sur l'efficacité d'interventions médicales, s'intéressent aussi aux interventions de type criminologique. À notre connaissance, aucune étude ne s'est encore penchée sur les conclusions dégagées par la Collaboration Cochrane sur ce type d'intervention. Dans le présent article, le contenu de la revue électronique Cochrane Database of Systematic Reviews a été analysé, pour la période allant de 2000 à 2008. Les résultats montrent que 33 recensions Cochrane ont traité d'interventions de type criminologique. Privilégiant les ERC, ces recensions n'ont retenu en moyenne que 2 % de toutes les études publiées dans différents champs d'intervention. Un tel résultat permet de discuter de la pertinence de la méthode Cochrane pour évaluer l'efficacité d'interventions à caractère plus social. Les questions posées concernent la représentativité des milieux où sont implantées les interventions, la concomitance et la complexité des problèmes à résoudre, les apports et limites des « protocoles » d'intervention, ainsi que les risques de retard, voire de paralysie, dans l'implantation d'approches innovantes.
Mots-clés : Essais randomisés contrôlés, recensions Cochrane, interventions, criminologie, Randomized controlled trials, Cochrane reviews, interventions, criminology, Estudios randomizados controlados, revisiones sistemáticas Cochrane, intervenciones, criminología
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1794.
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1795.Plus d’information
Les femmes, en particulier celles issues de milieux populaires, vivent souvent dans des conditions d'impuissance et d'oppression sur le plan socio-économique. Après un aperçu des facteurs qui les placent dans cette situation, l'article présente l'élaboration d'une intervention de groupe qui misait sur la création d'une coopérative de travail comme moyen de réinsertion collective. Ce projet a été réalisé dans le cadre d'un stage de maîtrise en service social. Aussi s'agit-il de comprendre les résultats de l'expérience, autant sur le plan de l'atteinte des objectifs que du processus de groupe, dans les limites de ce contexte. Il demeure que la démarche ainsi que la perspective utilisées, en regard de différents courants théoriques sur lesquels l'intervention se fonde, méritaient d'être rapportées.
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1797.Plus d’information
RésuméDans la conjoncture de civilisation où nous nous trouvons, dans les conditions de la post-modernité, la responsabilité de la société civile est un déterminant majeur de toute politique de santé mentale. La santé et la santé mentale en particulier, plus que jamais doit se penser en termes d'une dynamique sociale, où la participation des groupes sociaux et celle des individus, dans la prise en charge de la santé collective, priment sur les mécanismes et les structures d'intervention étatiques et institutionnelles. Les responsabilités de l'état, des institutions et des professionnels s'en trouvent déplacées, et redéfinies, en même temps que surgissent de nouveaux droits et des exigences d'information et de contrôle chez les utilisateurs qui payent de leurs taxes, les services de santé. Le souci d'adapter un système devenu anachronique ne peut qu'amplifier les problèmes de société qui l'ont rendu caduque. Les coûts humains et sociaux des changements radicaux qui s'imposent, se révéleront à moyen terme moins onéreux socialement, que les conséquences d'adaptations illusoires. Rien d'efficace n'est à espérer en ce domaine, sans la mobilisation par l'état des responsabilités collectives, pour une dynamique sociale de santé publique.
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1799.
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1800.Plus d’information
Ceci est le Rapport canadien sur la loi réglementant l'incapacité mentale dans le droit canadien, préparé en vue du XIIIe Congrès de l'Académie Internationale du Droit Comparé tenu à Montréal en août 1990. Le rapport a été mis à jour afin de prendre en considération les modifications subséquentes dans le droit des provinces de common law et dans le nouveau Code Civil du Québec.En conformité aux instructions données aux rapporteurs nationaux lors du Congrès ci-haut mentionné, le rapport décrit premièrement en profondeur le droit traitant des effets civils de l'incapacité mentale, comme la nomination des gardiens ou des curateurs pour administrer la propriété et pour prendre d'importantes décisions personnelles concernant la personne souffrant d'incapacité mentale. Le rapport discute ensuite de la loi réglementant l'internement involontaire des incapables dans des institutions de santé mentale.Le rapport soulève des traits communs dans le droit du Québec et celui des provinces de common law. En ce qui concerne la nomination des gardiens ou curateurs, la tendance est de s'éloigner des déclarations judiciaires d'incapacité totale, afin d'encourager l'autosuffisance et la guérison des incapables et afin d'accorder à la personne en charge seulement les pouvoirs absolument nécessaires pour la protection de l'incapable. En ce qui concerne l'internement involontaire dans des institutions de santé mentale, les législateurs ont eu à affronter le problème de réglementer la décision de priver une personne de sa liberté sur la base d'un jugement sur sa condition mentale et ses besoins futurs, et non sur la base de la commission d'une infraction criminelle ou d'une infraction à toute autre loi. La solution législative fut de clarifier les standards et les critères qui doivent être pris en considération avant d'interdire une personne et afin de fournir une plus grande sauvegarde procédurale dans la prise de cette décision de même que plus d'opportunités de révision et d'appel de cette décision.