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361.Plus d’information
Envisager la traduction littéraire comme un acteur dans les rapports de force conduit à un renouveau d'intérêt pour la question de la censure en traduction. Afin de tenter de démêler les liens complexes entre la loi formelle et les normes (intériorisées), cet article se penchera sur le rôle que joue la censure volontaire – ou autocensure – dans les domaines où la censure formelle (par exemple, la loi édictée par le droit ou la loi religieuse) n'est pas rigoureusement appliquée. Nous décrirons d'abord brièvement certains aspects de la censure formelle en Israël, pour ensuite présenter des cas où la frontière entre la censure formelle et l'autocensure semble floue. Nous examinerons d'abord l'attitude des traducteurs à l'égard de l'usage des mots « cochon » et « porc », puis nous nous pencherons sur le cas du Comité de censure établi par le ministère de l'Éducation pendant les années 1960, dont le mandat était d'expurger la littérature de toute obscénité. Ces deux cas nous aideront à mettre en évidence les racines profondes des mécanismes d'autocensure et le besoin quasiment nul de censure formelle quand des groupes ou des individus opprimés comprennent que travailler en accord avec le consensus est plus avantageux que de s'y opposer. L'exemple d'un livre interdit dans la communauté orthodoxe – et donc soumis à une censure préalable à sa traduction – servira à éclaircir un autre aspect de la censure, à savoir les mesures correctives mises en application quand l'autocensure volontaire n'est pas exercée.
Mots-clés : (self-)censorship, pig/pork, obscenity, hegemony, mainstream/periphery, reviewers, (auto)censure, cochon/porc, obscénité, hégémonie, centre/périphérie, critiques
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363.Plus d’information
RésuméCet article aborde un aspect négligé des écrits sur le sublime : celui du genre. Je ferai valoir que les critiques abordent trop souvent le sublime comme s'il opérait transcendentalement par rapport à ses instantiations, cherchant peu à comprendre comment le mode du sublime s'agence avec les genres à l'intérieur desquels il est encodé.Quand Byron gravite vers le sublime, il a tendance à le faire dans le mode tragique. Les prédicats traditionnels de la sublimité (l'infinité, l'obscurité, l'ineffable, etc.) s'appliquent bien à des oeuvres comme celle de Manfred, la réécriture chargée du Faust de Goethe, dans laquelle rien de moins sinistre n'est présenté dans la forme d'un personnage dramatique. Dans cet article, je situerai les réussites de Byron en tragédie par rapport à celles de ses contemporains européens. Celles-ci seront également examinées à la lumière de réflexions sur la tragédie et le sublime des idéalistes allemands.
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364.Plus d’information
RésuméLe don et l'abandon : la trace de la traduction dans la blanche écriture du concept — Cette étude met en question l'ascendant du concept dans le domaine de l'expression ou, plus généralement, celui des « arts du sens ». L'impossibilité qui frappe la nécessité même de la traduction comme vecteur de la signification, loin de l'aliéner, l'instruit plutôt comme agent créateur d'une dimension de sens dont l'ouverture, virtuellement infinie, est intimement liée à la finitude qui s'attache au partage de la condition humaine. C'est là la limite du concept et le plan de démarcation de toute poétique en regard de la normativité inhérente à l'exercice du langage. C'est aussi la frontière qu'explore la traduction, qui ne saurait alors être reléguée à une fonction ancillaire en vertu de laquelle il lui incomberait simplement de préserver l'univocité du signifié (concept) commandant la translation idyllique entre une langue-source et une langue-cible. La traduction est par essence « performative », c'est-à-dire qu'elle produit du sens. Ainsi fait-elle brèche vers une dimension d'universalité qui n'est pas d'abord subordonnée à l'unité du concept, mais se ressource et trouve son épanouissement dans l'unicité de la forme, celle d'une langue dont l'incomplétude est non seulement avérée, mais sollicitée dans son rapport à l'étranger. Il ne lui appartient pas de communiquer quelque chose, mais de révéler l'essence même de la communicabilité.
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365.Plus d’information
RésuméTraductions hébraïques d'oeuvres palestiniennes — de la dénégation totale à une reconnaissance partielle — Le présent article retrace les traductions en hébreu d'oeuvres palestiniennes émanant de Cisjordanie, de la bande de Gaza et de la diaspora palestinienne. Il explore également le passage graduel de la dénégation totale à une reconnaissance partielle de ces écrits au coeur du polysystème culturel hébreu.L'introduction est suivie de trois parties. La première examine la position de la culture hébraïque israélienne face aux traductions d'oeuvres palestiniennes depuis les années 50, dans le contexte historique du conflit israélo-palestinien. La deuxième porte sur la publication des traductions de certaines oeuvres par quelques auteurs. Finalement, la dernière étudie les représentations théâtrales en hébreu d'adaptations d'oeuvres palestiniennes traduites.
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366.Plus d’information
RésuméCette étude se penche sur l'écriture de l'écrivaine haïtienne Edwige Danticat dans le cadre de l'(im)migration et de la traduction en la contrastant avec celle d'Eva Hoffman dans Lost in Translation. Les traumatismes causés par l'émigration émergent de façon différente chez ces deux auteures qui doivent négocier la nouvelle identité leur permettant de les surmonter. Hoffman se résigne à se traduire elle-même pour développer son moi américain, mais ne se remet jamais de la perte de son moi polonais. Danticat, en reconnaissant dès son arrivée à New York, qu'elle est déjà un être traduit, creuse dans le passé collectif haïtien afin de créer des personnages de fiction qui trouvent dans la traduction de leur moi la force de conjuguer deux langues et deux cultures sans nier leur passé personnel et collectif.
Mots-clés : Haitian Diaspora, immigration, trauma, translation, self, Diaspora haïtienne, immigration, traumatisme, le moi
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367.Plus d’information
RésuméCommunauté gay et identité gay à l'intérieur de la traduction — Dans cet article, l'auteur explore les multiples notions de « communauté » et « d'identité » gays et les problèmes de traduction qui en découlent. Il examine d'abord les ramifications théoriques, politiques et personnelles que peuvent avoir ces deux notions pour le sujet gay. Il soutient que ces deux notions se redéfinissent mutuellement de façon constante, et plus précisément, qu'elles semblent se chevaucher lorsque leurs dimensions concrètes/imaginées et internes/externes entrent respectivement en jeu. L'auteur affirme que les oeuvres traduites jouent un rôle crucial dans la recherche de la subjectivité distincte des gays. Par la suite, il donne un extrait d'un texte espagnol-anglais traitant de l'émergence de l'identité gay qui est mise en valeur en traduction. Enfin, un texte anglais accompagné de sa traduction française permet de voir comment des conceptions culturelles distinctes de l'identité sexuelle se manifestent à travers l'écrit.
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368.Plus d’information
RésuméL'éducation est définie comme l'exercice d'un pouvoir. Cette perspective, selon l'auteur, prend forme à la fois comme l'aboutissement de recherches antérieures et comme une rupture avec des approches plus familières. Dans une première partie, on s'attache surtout à montrer par l'étude de quatre thèmes de recherche (éducation et classes sociales, socialisation politique, éducation et économie, aspects bureaucratique et organisationnel des institutions scolaires) comment l'utilisation de la notion de pouvoir semble s'imposer comme condition d'un renouvellement de l'analyse sociologique de l'éducation. Dans une seconde partie, un rappel des notions théoriques sur le pouvoir et un rapprochement de ces notions avec l'action éducative permettent de constater que la relation pédagogique est véritablement une relation de pouvoir. Ceci ne constituant qu'une première étape dans l'exploration de la perspective adoptée au départ, on indique en conclusion comment les théories sur la structure du pouvoir pourraient permettre de poursuivre la recherche sur le pouvoir pédagogique.
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369.Plus d’information
Bien que connu surtout comme compositeur, Cherney a aussi été actif dans le milieu de l'érudition musicale. Sa thèse de doctorat en musicologie portait sur la critique musicale sous la République de Weimar; plus tard dans sa carrière, il a aussi fait des interventions importantes et opportunes dans le domaine des études musicales au Canada. Ses publications incluent des articles sur John Weinzweig et Pierre Mercure, ainsi qu'une monographie sur Harry Somers, qui fait l'objet de sa recherche en cours. Son cours sur la musique canadienne à l'Université McGill a initié de nombreux étudiants à l'étude sérieuse et la compréhension de la musique composée au Canada. Cet essai porte sur l'érudition musicale de Cherney et pose comme hypothèse que cette optique peut avoir influencée ses activités créatrices comme compositeur.
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370.Plus d’information
Mots-clés : indirect contact, online contact, multicultural education, teachers, computer-mediated communication